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vendredi 19 mai 2017

Surpopulation humaine - La cause de tous nos maux - Suite 7

Surpopulation humaine - La cause de tous nos maux
Suite 7




Irions-nous vers une partition de la société en 4 catégories sociales, comme l’illustre la figure 10 ci-dessus ? La pyramidologie sociale soulève en tout cas cette question et tente d’y répondre plus loin.

Mais d’abord, pour clore le présent chapitre, une parenthèse doit être consacrée à la “pyramide des savoirs”, autre pyramide des richesses de la société, non plus matérielles mais immatérielles. Qu’ils soient manuels ou intellectuels, scientifiques ou techniques, il n’est pas anodin de constater que les compétences qu’ils déterminent et la répartition des tâches qui en résulte s’y organisent comme au sein de la pyramide sociale explorée jusqu’ici. Dans un même entrelacs de relations et d’interdépendance, tous ses occupants concourent au même but qu’est l’amélioration jamais achevée de la condition humaine. Savoirs et compétences s’y positionnent dans la chaîne des activités requises par l’accomplissement de tâches collectives au service d’un progrès non moins incessant.

En prenant pour exemple le secteur bien connu du bâtiment, chacun conçoit aisément la hiérarchie fonctionnelle dans laquelle chacun y contribue. Depuis ceux qui décident d’une construction et en assurent la faisabilité par son financement, jusqu’au manœuvre, maniant la brouette et la pelle sur un chantier, en passant par une multitude d’autres acteurs, tels que l’architecte et ses aides, le fabricant de matériaux, les entreprises de construction, etc., toutes les compétences interagissent, celles du sommet transmettant leur pouvoir à celles de la base en le démultipliant (figure 11).



Toutefois, contrairement à ce qu’il en est pour la richesse matérielle qui par nature est mesurable et peut donc donner lieu à chiffrage et à distribution entre individus et catégories sociales, les savoirs sont sujets à des comparaisons plus nuancées, portant sur leurs niveaux, eux-mêmes différenciés par des difficultés et délais d’acquisition attestés par des diplômes ou autres signes de reconnaissance ; autant de critères échappant à une comparaison chiffrable. Mais si les savoirs du manœuvre ne sont pas moins respectables que ceux d’un ouvrier qualifié, de son chef d’équipe ou d’un architecte, ils n’en sont pas moins différemment rémunérés, du fait qu’une plus grande valeur est accordée à ce qui est rare qu’à ce qui est commun. En d’autres termes, c’est l’investissement qu’a nécessité l’acquisition d’un savoir – ou d’un savoir-faire – et le nombre de ceux qui sont en mesure de l’offrir, qui détermine sa valeur. D’où une sorte de renvoi à la pyramide des richesses matérielles de la société, à travers la rémunération des producteurs de cette richesse, renvoi qui s’accorde avec le destin économique de l’être humain et le confirme.

D’autant plus que la “pyramide du bâtiment” s’intègre à l’universelle « pyramide des savoirs » (fig. 12), constituée de la multitude d’autres pyramides, représentatives d’autant de secteurs d’activités qu’il peut en être d’utiles à la réalisation des progrès de l’humanité : santé, éducation, agriculture, innombrables industries et commerces, etc., sont autant de sources de l’amélioration constante de la condition humaine, dans un développement économique dont résulte un enrichissement matériel incessant de la société, précisément dû à ceux qui sont toujours plus nombreux à acquérir et à exercer leurs savoirs pour satisfaire leurs besoins vitaux comme superflus.



Est ainsi démontrée la primauté de la structure naturellement pyramidale de la société dans les relations existant entre les hommes sur leur cupidité, leur égoïsme ou leur indifférence, contrairement à ce qu’en pensent sommairement les tenants – laïcs comme religieux – d’une lutte des classes plus ou moins violenteEt ce n’est pas méconnaître les travers de la nature humaine que d’affirmer que leur responsabilité est immense, quand ils ignorent cette vérité première ou n’en tiennent pas compte. Ils ne font alors qu’exciter la colère, l’envie et le ressentiment que peuvent susciter les inégalités sociales avec trois conséquences majeures, d’ordre démographique, économique et environnemental, s’enchaînant irrémédiablement.
- Démographique, parce que le fait que les pauvres soient toujours plus nombreux à se presser à la porte du malheur leur paraissant insuffisant, ils les encouragent à proliférer, avec l’espoir toujours déçu que le nombre impose sa loi.
- Économique, parce que toute augmentation de la population s’accompagne de l’augmentation de ses besoins vitaux et accessoires et nécessite en conséquence la mise en œuvres de moyens de production supplémentaires, consommateurs de toujours plus de ressources et d’énergie ; l’enrichissement collectif résultant de ce surcroît d’activités, sous forme de rémunération du travail et des capitaux engagés, ne faisant que creuser les inégalités sociales.
- Environnemental, parce qu’une croissance démesurée, ne peut pas aller sans une démesure de ses déchets et de la pollution, ni sans l’épuisement, à plus ou moins bref terme, de ressources non renouvelables.

N’est-il pas dès lors évident qu’une redistribution dictée par la seule compassion puisse n’avoir que des effets palliatifs ? Or qui se préoccupe de ces causes et en particulier des deux premières d’entre elles, en progression constante depuis que l’homme a entrepris son œuvre civilisatrice et en particulier depuis la première révolution industrielle ? Combien de ceux qui se font les défenseurs des pauvres, tiennent compte de la mesure dans laquelle l’injustice sociale dépend avant tout d’une croissance démographique sans limites, dans sa relation avec celle des richesses de la société ? Combien admettent que le nombre de pauvres étant le premier indicateur de la pauvreté, c’est sur ce nombre qu’il faut agir en priorité ? Combien ont conscience que la seule possibilité réelle et durable qu’ont les hommes d’accéder à un équilibre, non seulement avec leur habitat mais en rapport avec leurs ambitions sociales, en évitant à leurs semblables les plus déshérités une aggravation incessante de leur condition, réside dans la réduction de la population à l’échelle planétaire, a fortiori compte tenu d’une mondialisation résultant d’un progrès irréversible ?

C’est l’absence de réponse à ces questions, telles que les pose une analyse de la richesse et de la pauvreté s’appuyant sur la pyramidologie sociale, qui explique la récurrence des revendications des plus démunis et de ceux qui les soutiennent en se trompant aussi maladroitement de priorités. Avant le partage, obsession sommaire et trop souvent hypocrite d’une pensée dominante devant tout aux sentiments, le meilleur équilibre possible entre richesse et pauvreté doit être recherché avec pragmatisme, faute de quoi la déraison humaine et une nature n’en pouvant plus d’être autant polluée que pillée s’en chargeront impitoyablement. Et c’est sur les mécanismes dont dépend cet équilibre, à commencer par la démographie, qu’il faut agir d’urgence. Là est la révolution, non violente, chaque jour plus indispensable à la société.

D’ailleurs, au critère démographique près, d’autres ont exprimé cette nécessité. Il n’est pour s’en rendre compte, que de se reporter à la « loi de Kuznets ». «… pas toujours facile d’expliquer qu’il vaut mieux une société où les revenus vont de 1 à 400 [et davantage] qu’une société plus égalitaire où ils vont de 40 à 80 »1


1— Les nouvelles lois de l’économie – Le Point – 21 avril 2016


(à suivre)


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Note

Une synthèse du contenu de ce blog ayant fait l’objet d’une publication en versions papier et eBook chez Amazon sous le titre "Surpopulation humaine – La cause de tous nos maux” , il suffit de cliquer sur l’image de couverture ci-contre pour y aboutir.

Par ailleurs, en attendant sa réédition, les chapitres de cet ouvrage feront l’objet de corrections et ajouts publiés ici-même.

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