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dimanche 16 avril 2017

Surpopulation humaine - La cause de tous nos maux - Suite 6

Surpopulation humaine - La cause de tous nos maux


Suite 6



Pauvres et riches
Comme déjà souligné, il est d’usage de la part de ceux à qui il arrive de s’y référer, de segmenter la pyramide sociale, davantage pour étayer des théories sociopolitiques parfois aussi sommairement compatissantes que révolutionnaires qu’à la recherche de ce que son étude pourrait révéler de durablement utile au progrès social. Leur partition arbitraire (cf. Fig. 3) ayant pour premier – voire unique – objectif de dénoncer les inégalités sociales, cherche à mettre en évidence pour ne pas dire en scène, comme s’il s’agissait d’une découverte, le fait qu’une infime minorité de riches détient la plus grande part des richesses de la société. L’obsession de l’injustice sociale conduisant à ne voir dans des niveaux de richesse que les signes de cette injustice, si elle peut paraître généreuse, ne fait que constater une situation a posteriori, en isolant certaines données avec pour seul effet d’attiser le désespoir des plus démunis sans rien changer à leur sort. C’est tout simplement omettre que l’apex de la pyramide sociale est constitué, comme dans toute pyramide, d’un point. Il en est ainsi, par exemple, lorsque Bill Gates, l’homme réputé être de nos jours le plus riche de la planète pour “peser” 90 milliards de dollars et plus, est cloué au sommet d’une pyramide sociale transformée en pilori, alors qu’il ne s’agit que d’une banalité… pyramidale. De tous temps d’autres ont occupé cette position, qu’ils se soient nommés Crésus, Guillaume Le Conquérant, Baron normand devenu roi d’Angleterre (1028-1087), qui a pesé 229,5 milliards de dollars ; Stephen Girard, armateur, banquier et philanthrope (1750-1831), 105 milliards de dollars ; Henry Ford Fondateur de Ford, (1863-1947), 199 milliards de dollars ; Mouammar Kadhafi, ex-leader libyen, (1942-2011), 200 milliards de dollars, etc. (entre autres exemples relevés sur le Web).

Ce faisant, nul ne semble se préoccuper des raisons profondes de ces constats, au-delà de ce qui peut être imputable à la cupidité et à l’égoïsme des uns ou à l’impuissance des autres. Or le but est ici, non pas de mettre la pyramide sociale au service de telles hantises, mais d’en faire l’outil d’une meilleure connaissance de notre condition sociale dans ce qu’elle a de fondamental. Toute stratégie d’amélioration réelle et durable de l’organisation et du fonctionnement de la société ne passe-t-elle pas en effet par cette connaissance, laquelle ne peut que refuser les a-priori. ? Or, certaines propriétés de la pyramide appliquées à la pyramide sociale s’avèrent être un moyen de déjouer ces derniers, en ce sens qu’elles expriment la relation y régnant entre catégories sociales, richesse et démographie.

C’est pour cette raison que la pyramide sociale, dont le volume est par convention représentatif de la population qui l’habite, est associée dans les schémas qui suivent à l’échelle de richesse telle que définie au chapitre précédent. Hormis les conditions du partage de la richesse collective – lesquelles relèvent d’une problématique non abordée ici –, la relation entre celle-ci et la population va de soi, dès lors que cette richesse résulte de l’initiative et de l’activité de tous, y compris ceux qui ne sont que consommateurs, ce qui est notamment le cas de ceux dont les activités et par conséquent la production sont nulles (chômeurs par exemple). Ceux qui produisent et ceux qui consomment, aussi peu que ce soit, relèvent de la même logique économique qui conduit à l’enrichissement de la société.

Laissant à d’autres le soin d’une formulation plus scientifique et d’un éventuel apport mathématique, le raisonnement repose donc sur la confrontation de la population structurée en catégories sociales, à une échelle indiquant aussi bien le niveau de richesse globale de cette population que celui de chacune des catégories qui la composent. Tous les habitants de la pyramide sont ainsi positionnés face à leurs niveaux de richesse respectifs ; depuis les plus pauvres se situant à sa base, jusqu’au plus riche situé à son sommet.

Richesse et pauvreté existant l’une par l’autre, cela requiert d’apprécier objectivement dans quel rapport, et pour cela de prendre la mesure dans laquelle se répartit la richesse collective entre catégories sociales. Il suffit pour cela, comme le représente la fig. 8, de faire coïncider la mi-hauteur de l’échelle de richesse globale de la société avec la mi-hauteur de la pyramide sociale. La partie de la population en occupant la partie supérieure, depuis ce plan de partage jusqu’à son sommet, constitue la catégorie des riches, alors que celle se situant entre ce même plan de partage et sa base représente la catégorie des pauvres, riches et pauvres se partageant la richesse globale par moitié. À partir de cette partition, un calcul élémentaire permet de déterminer les pourcentages du volume de la pyramide sociale abritant respectivement les riches et les pauvres, puis, le volume de la pyramide étant représentatif de sa population totale, d’appliquer ces pourcentages à cette dernière pour connaître le nombre de riches et de pauvres qui la composent. Comme indiqué fig. 8, les riches représentent 14 % de la population totale et les pauvres 86 % – valeurs proches de celles auxquelles conduit la loi de Pareto (cf.fig.5).




La partition de la société en deux catégories sociales s’avérant d’un intérêt limité et s’accompagnant de l’impossibilité déjà évoquée de fixer la limite les séparant, une troisième catégorie s’est imposée pour effectuer la transition nécessaire et en quelque sorte amortir l’écart qui sépare les riches des pauvres, ce qui ne va pas sans la tentation pour les économistes, les sociologues et les politiques, de considérer cette catégorie sociale intermédiaire – les classes moyennes – comme variable d’ajustement, avec les risques de manipulation qui en résultent, mais c’est une autre affaire. Quoi qu’il en soit, de la même manière que cela a pu être fait entre pauvres et riches, la répartition objective des niveaux de richesse collective entre les trois catégories sociales peuplant la pyramide sociale “moderne” peut aisément être fixée et représentée : fig 9. Il en résulte que le bas de la pyramide sociale ; là où logent les pauvres, représente 70 % de son volume, donc de la population qui l’habite, alors que le segment médian où résident les classes moyennes en représente 26.3 %, et le segment haut, ou sommet de la pyramide, abrite les riches à raison de 3,7 % de la population totale.



Pauvres et pauvres profonds
Le raisonnement qui précède ne peut s’exonérer de considérations touchant à une quatrième catégorie sociale, celle des pauvres profonds. Aboutissement d’une évolution observée sur deux millénaires, s’étant brutalement accélérée durant les deux derniers siècles, elle semble en effet appelée à peupler à elle seule une part importante de la pyramide sociale “post-moderne”

Aux époques pré-industrielles, du fait d’un progrès limité, celui-ci profitait à tous sensiblement de la même manière, sinon dans la même mesure. Par ailleurs, s’il existait déjà de grandes fortunes, elles étaient le plus souvent détenues par ceux qui avaient en même temps le pouvoir politique et/ou religieux, dont elles pouvaient paraître l’accessoire incontesté, dans une société à la conscience sociale balbutiante. Les écarts de richesse étaient ressentis comme naturels par des pauvres qui avaient tendance à se confondre en une seule pauvreté plus crédule, plus résignée et moins peuplée qu’elle l’est devenue. Depuis, le passage de la population humaine à plusieurs milliards d’individus a entraîné un développement démesuré de la pyramide sociale. En même temps, la richesse générée par l’activité d’une telle population et une productivité due au progrès et aux nouveaux moyens dont il était porteur a considérablement augmentée. Plus particulièrement au cours des dix-neuvième et vingtième siècles, le sommet de la pyramide sociale s’est élevé et sa base s’est étendue. Dans un contexte où le matériel l’emportait sur le spirituel, les pauvres dont le nombre croît inévitablement plus vite que celui des riches, précisément en raison la configuration de la partie de la pyramide sociale qu’ils occupent, ont progressivement pris conscience de leur condition et se sont organisés pour contester des écarts de richesse dont la croissance n’a pourtant fait qu’accompagner celle de la population et de sa richesse globale.

Mais cette évolution n’a pas seulement amplifié et multiplié les inégalités sociales, elle s’est accompagnée de la prolifération d’une nouvelle pauvreté résultant de l’accès des pays et régions les moins avancées du monde à l’industrialisation et à la modernité. Venu s’ajouter au “lumpenprolétariat” de Marx et autres laissés pour compte des avancées sociales, une sous-strate de la société, composé de miséreux s’appuyant directement sur l’extrême base de la pyramide sociale s’est consolidée, dont les occupants sont dorénavant qualifiés de “pauvres profonds”.

Alors que les conditions de vie sur terre tendent généralement vers leur amélioration, se sont installées celles de cette sous-catégorie sociale, composée majoritairement de victimes d’un exode vers des villes où rien n’est disposé à les accueillir ; répétition à l’échelle mondiale de l’exode rural qu’ont connu les pays occidentaux lors de leur industrialisation, aggravé par le flot croissant des victimes d’innombrables crises, désordres et violences économiques, ethniques, politiques, religieux, climatiques, etc.

Ce nouveau mode de vie, qui s’est progressivement ancré partout dans le monde, se caractérise aujourd’hui par la précarité extrême de centaines de millions d’êtres humains, dont l’aspect le plus visible est l’habitat. Les bidonvilles pourraient compter 900 millions d’habitants en 2020 selon l’ONU, les camps qui se multiplient ne parvenant pas à endiguer le flot de ceux qui les peuplent, pas davantage que des barrières, murs et clôtures toujours plus longs, plus hauts et plus nombreux. « Loin d’être l’exception que l’on évoque généralement dans un cadre humanitaire ou sécuritaire pour en justifier l’existence, les camps [et les murs] font durablement partie des espaces et des sociétés qui composent le monde aujourd’hui. » (“Un monde de camps” – Clara LECADET et Michel AGIER – éditions La Découverte) ; des vêtements hérités de moins pauvres qu’eux, quand ils ne sont pas faits de haillons ; une nourriture constituée de restes et de déchets, pour ceux qui n’ont pas la chance de bénéficier d’initiatives amplifiant le concept de “soupes populaires” propres aux grandes crises, se multipliant sous les formes et les appellations les plus diverses ; un manque d’hygiène et de soins, avec pour conséquence un état de santé propice au développement de maladies et à la contagion, que combattent de nombreuses organisations tant privées que publiques hissées, par leur nombre et leurs budgets, au rang de véritables puissances économiques et politiques ; et enfin, un criant défaut d’éducation. Autant de caractéristiques, d’ailleurs officiellement reconnues par les institutions au plus haut niveau (Banque Mondiale, ONU, UNESCO…) pour qualifier ce niveau de pauvreté, qui indiquent à quel point la pauvreté, plutôt que de reculer comme le prétendent des observateurs frappés de cécité, se développe au contraire du fait de la multiplication de crises, toutes plus ou moins directement imputables à l’augmentation de la population humaine. Le Figaro.fr du 09 nov 2015 titrait : « Climat : 100 millions de pauvres en plus d’ici 2030 si rien n’est fait. À 21 jours de la COP 21, la Banque mondiale alerte dans un rapport sur les risques du changement climatique pour les populations les plus vulnérables. ». Ce sont effectivement les plus vulnérables qui feront les premiers les frais du réchauffement climatique, comme ils font ceux d’autres “réchauffements”, tous résultant d’une démographie planétaire vécue depuis des décennies et des siècles, dans l’imprévoyance la plus complète, s’il ne s’agit pas plus simplement d’inconscience, ou pire encore, d'un refus de regarder la vérité en face. Quoi qu’il en soit, la pauvreté ayant jusqu’ici participé au peuplement de la pyramide sociale se définit dorénavant d’une nouvelle manière, résultant de la modernité et du progrès. N’est-ce pas en effet ce dernier et plus précisément l’augmentation de richesse de la société qui l’a accompagné qui, par un accroissement constant de l’écart entre le sommet et la base de la pyramide sociale a entraîné la multiplication des pauvres relatifs et l’apparition puis la multiplication parmi eux de pauvres profonds dont le sort n’aurait pas été envié par les plus pauvres des pauvres des époques pré-industrielles ? Irions-nous vers une partition de la société, non plus en 3 mais en 4 catégories sociales ?


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Note

Une synthèse du contenu de ce blog ayant fait l’objet d’une publication en versions papier et eBook chez Amazon, sous le titre "Surpopulation humaine – La cause de tous nos maux” , il suffit de cliquer sur l’image de couverture ci-contre pour y aboutir.

Toutefois, en vue de permettre à tout visiteur n’ayant pas les moyens de s’offrir une lecture payante, de pouvoir s’y livrer gratuitement, les chapitres de ce livre font l’objet de leur présente publication en accès libre, avec possibilité de copie à condition d'en citer la source. Sachant que l’auteur se prive ainsi de la vente de son ouvrage et des moyens d’en financer le service à la presse, traditionnellement effectué à titre gracieux, il remercie chacun de son attention, mais spécialement tout acheteur pour sa contribution à son effort.

La dernière édition (mars 2017) a remplacé la précédente, qui comportait de nombreuses erreurs résultant de la mise en ligne d’un fichier brouillon. Les acquéreurs de l’édition erronée peuvent en obtenir gratuitement l’échange sur simple demande formulée par mail à hermes.cy@gmail.com.




mercredi 12 avril 2017

Présidentielle – À méditer avant de voter


« … les hommes sauront alors que, s’ils ont des obligations à l’égard des êtres qui ne sont pas encore ; elles ne consistent pas à leur donner l’existence, mais le bonheur ; elles ont pour objet le bien-être général de l’espèce humaine ou de la société dans laquelle ils vivent, de la famille à laquelle ils sont attachés, et non la puérile idée de charger la terre d’êtres inutiles et malheureux » Condorcet


«… les hommes sauront alors que, s’ils ont des obligations à l’égard des êtres qui ne sont pas encore ; elles ne consistent pas à leur donner l’existence, mais le bonheur ; elles ont pour objet le bien-être général de l’espèce humaine ou de la société dans laquelle ils vivent, de la famille à laquelle ils sont attachés, et non la puérile idée de charger la terre d’êtres inutiles et malheureux » Condorcet

Macron a encore beaucoup à apprendre avant de donner de la voix et Mélenchon se trompe, avec ceux qu'inspire une compassion dévoyée à l'égard d’une pauvreté dont ils font le terreau de leurs utopies et sur lesquels ils prospèrent eux-mêmes en faisant le jeu des pires extrémismes. Et ils trompent ceux qui les écoutent, à commencer par tous ceux qui s’assimilent démagogiquement aux défavorisés. Comment peuvent-ils tous ignorer que richesse et pauvreté existent fatalement l'une par l'autre et que de manière tout aussi incontournable, chacun d’entre nous est le riche ou le pauvre de plus riche ou de plus pauvre que soi ?

La démesure de certaines fortunes et les écarts de richesse qui en découlent et ne cessent de croître, résultent d'un enrichissement collectif qui n'a pas cessé d’augmenter depuis que l'homme existe, alimenté par l’industrie d’une population elle-même proliférante. Dans le même temps, la pauvreté – qui représente structurellement 70 % de cette population –, a continué d’occuper les niveaux les plus bas de la pyramide sociale, que l'homme habite depuis son sommet jusqu’à sa base, sans en laisser le moindre espace vacant. C’est là qu’est le fond du problème. Et c’est l’esquiver que de prêcher la révolution, qui n’est que le remplacement d’un pouvoir aveugle par un autre qui tient sa lorgnette par le mauvais bout. C’est en outre négliger qu’une révolution chasse l'autre et que toujours la pyramide sociale se reconstitue, avec son sommet et sa base, où vont loger les riches et les pauvres, selon les hasards de leur naissance, même si la condition de quelques-uns peut changer ensuite, au gré des capacités, des talents et de la chance de chacun, ainsi que de circonstances que nul ne peut impunément manipuler et encore moins instrumentaliser à son profit.


Le partage des richesses est tout autre chose qu’un égalitarisme obsessionnel, dicté par une idée aussi archaïque que sommaire de la société. La première forme de ce partage doit être l’investissement de leurs capitaux par ceux qui en disposent et qu’il s’agit d’encourager à le faire dans leur pays, plutôt qu’à stupidement les pousser à financer des économies concurrentes. Seulement alors, la solidarité de ce pays doit et peut jouer son rôle, pour n’oublier aucun de ses citoyens que les bienfaits du progrès n’atteignent pas ou atteignent insuffisamment. Pour cela, il suffit de se souvenir des paroles de Condorcet ainsi que de l’adage selon lequel en bon père de famille, il faut gagner avant de dépenser.

samedi 8 avril 2017

Surpopulation humaine - La cause de tous nos maux - Suite 5

Surpopulation humaine - La cause de tous nos maux

Suite 5


4. Richesse et pauvreté

Le but étant ici de comprendre les raisons d’une résistance millénaire de la misère, afin d’être en mesure de la réduire durablement, et si possible de l’éradiquer, il y a lieu d’être conscient que si richesse et pauvreté sont des notions pouvant être considérées dans l’absolue quand il s’agit de combattre au quotidien les conséquences de leurs écarts, elles doivent l’être dans leur relativité lorsqu’il s’agit d’en étudier les moyens. Faute de cette précaution, seule la compassion agit et ne peut qu’être désarmée face au sort que les hasards de leur naissance infligent en premier lieu aux plus pauvres qui le subissent comme une injustice souvent cruelle. Le recours à la charité, comme à la solidarité spontanée ou contrainte, n’est alors jamais suffisant et leurs effets ne peuvent être que passagers. Pratiquée avec une obstination impuissante, cette compassion finit alors invariablement par imputer ses échecs à l’égoïsme humain, en ne faisant qu’exacerber la frustration des plus démunis, suscitant envie et jalousie à l’égard de ceux qui connaissent un sort meilleur que le leur, et attisant un ressentiment aux effets d’autant plus délétères que les causes profondes en restent méconnues.

En tout état de cause, richesse et pauvreté ne doivent pas s’entendre ici comme les attributs du bonheur et du malheur. S’il est des riches malheureux, le plus souvent pour n’avoir pas compris que d’autres formes de bonheur que la fortune matérielle leur sont accessibles, les pauvres heureux ne sont pas rares. Sans être pour autant heureux d’être pauvres, ces derniers considèrent simplement qu’il existe d’autres façons d’être riche que de posséder autant ou plus qu’autrui. Ces deux concepts doivent donc être pris au sens le plus large ; quantifiable parce que le plus souvent d’ordre matériel (revenu, patrimoine), mais pouvant aussi être de nature immatérielle (connaissances notamment). Ils peuvent alors constituer des critères de différenciation entre individus et groupes d’individus, chacun d’entre eux pouvant de la sorte se caractériser par son positionnement face à l’échelle de richesse dont il a été question plus haut.

Une définition des états de richesse et de pauvreté existe néanmoins, parfaitement compatible avec ce qui précède. Elle se fonde sur l’observation des conditions d’existence de chacun et, généralement admise, peut s’énoncer comme suit :
— Est pauvre celui qui n’a n’a pas de quoi satisfaire tout ou partie de ses besoins vitaux que sont : l’alimentation (il souffre de la faim ou de malnutrition) ; un abri (il ne dispose pas de quoi héberger dignement lui-même et sa famille quand il n’est pas privé du moindre refuge) ; l’habillement (il est dépourvu de vêtements en rapport avec la dignité qu’ils peuvent lui conférer et les conditions climatiques dans lesquelles il vit) ; l’hygiène et la santé – il n’a pas couramment accès au minimum de soins médicaux et ne dispose pas d’eau potable. Eu égard à la quasi-inexistence de sanitaires privés en certains lieux de misère, l’usage de toilettes collectives, même dépourvues d’eau courante comme le sont le plus souvent des installations de fortune, masque ce critère ; l’instruction (il ne bénéficie pas d’un enseignement qui lui permettrait l’apprentissage minimum de la lecture, de l’écriture et du calcul). Il faut savoir enfin que pour tenir compte de la montée des désordres et violences de toutes sortes partout dans le monde, et du degré particulièrement élevé de vulnérabilité des pauvres face à ce fléau, la sécurité est en voie de s’ajouter officiellement à la liste de ces indicateurs.
— les pauvres profonds se distinguent, à la marge inférieure de la pauvreté comme définie ci-dessus, par un revenu quotidien inférieur à un minimum déterminé, actuellement (fin 2016) fixé par l’ONU à 1,9 dollar. Chaque pays peut convertir ce montant dans sa propre monnaie, avec les distorsions qui peuvent en résulter, sachant que la satisfaction de tous ses besoins vitaux pouvant être considérée comme le minimum dû par la société à chaque individu, le niveau zéro de celle-ci se situe immédiatement au-dessous de la satisfaction de tous ces besoins vitaux. En d’autres termes, peut-être considéré comme pauvre profond, partout dans le monde, celui dont les besoins vitaux ne sont pas satisfaits dans leur totalité, que son revenu soit inférieur ou non à 1,9 dollar par jour.
— Est riche (ou aisé) celui qui a de quoi satisfaire tous ses besoins, vitaux et autres, et accède, dans une mesure extrêmement variable, au superflu.

Compte tenu des situations ainsi présentées et de l’impossibilité de fixer objectivement les limites aussi bien inférieures que supérieures de la richesse, contrairement à ce qu’il en est pour la pauvreté, dont la limite inférieure est parfaitement définie par la valeur zéro du dénuement total, le concept de classes moyennes s’est imposé et appliqué à des populations dont il a tantôt intégré tantôt exclu telle ou telle partie, au gré des courants de la pensée politique et sociale. C’est ainsi qu’ont figuré ou figurent parmi les classes moyennes aussi bien des “bourgeois”, des cadres supérieurs ou non, des commerçants, petits ou gros, des représentants de professions libérales, des intellectuels, etc. autant de dénominations dont l’hétérogénéité n’a d’égal que le flou et renvoie in fine à leur revenu, souvent improprement confondu avec un niveau de richesse lui-même sujet à bien des amalgames et approximations.

Au-delà de ces définitions et de leur imprécision, que ne parviennent pas à clarifier les coefficients, indices et autres paramètres auxquels il est souvent tenté de les ramener (PNB, PIB, indice de Gini, déciles, etc.)1, quelle que soit l’aune à laquelle la richesse d’un individu ou d’un groupe soit mesurée, pauvreté et richesse se définissent avant tout l’une par l’autre. Sans richesse pas de pauvreté et inversement. Il est donc proposé ici d’entendre par richesse ce qui constitue le patrimoine matériel et immatériel d’un individu comme d’un groupe, quelle qu’en soient la nature et la taille, ce qui conduit à la définition suivante, concernant la richesse globale de la société : Somme des richesses matérielles et immatérielles, naturelles et résultant de l’ensemble des activités de tous les membres de la société.

L’introduction de la notion de richesses naturelles dans cette définition, souligne le fait que la richesse de la société ne résulte pas des seules activités de ses membres mais inclut ce qui résulte de la prédation qu’ils exercent sur leur environnement naturel ; Un tel transfert de richesse, pouvant être lié ou non à ces activités.

Une échelle du bien-être – allant de la privation totale au plus grand superflu – pourrait se substituer à celle de richesse telle que définie ci-dessus, mais elle n’a pas été retenue pour tenir compte, d’une part de l’idée de richesse matérielle à laquelle l’opinion est accoutumée et d’autre part, de l’absence de sa référence explicite au phénomène de prédation.

Une graduation répondant à la définition retenue peut dès lors être associée à la pyramide sociale en partant de la base ou niveau zéro de celle-ci, comme déjà vu (cf. Fig.7). De la sorte, le niveau de richesse d’une strate (catégorie sociale) considérée de la pyramide sociale est celui auquel cette strate se positionne par rapport à l’échelle de richesse collective, ou globale, de la société.


Le couple pyramide sociale/échelle de richesse exprime alors conjointement :
— par le volume de la pyramide, l’importance de la population qui l’habite,
— par sa hauteur, rapportée à celle de l’échelle de richesse, le niveau de richesse collective de cette population.
— Par son positionnement face à l’échelle de richesse, le niveau de richesse de tout ou partie de cette population et en particulier de chaque catégorie ou strate la composant.

C’est ainsi, par exemple, que le moins pauvre des pauvres se positionne à mi-hauteur de ladite échelle, au même niveau que le moins riche des riches.
Mais encore faut-il, pour qu’un tel rapprochement soit représentatif des différences de niveau de richesse existant entre les composantes de la population de la pyramide sociale, que ces dernières soient elles-mêmes définies aussi précisément et objectivement que possible. Dans cet esprit, catégories sociales et classes sociales sont deux notions considérées ici bien distinctement. Alors que la classe sociale regroupe les individus en fonction de leurs revenus, comme leur classement en catégories socio-professionnelles (CSP) répond à leur répartition selon leur fonction économique, les catégories sociales visent à en segmenter la population selon les intervalles de l’échelle de richesse proposée au chapitre précédent, sans autres considérations. La notion de catégorie sociale est associée à cette échelle – dont la graduation est celle des niveaux d’une richesse telle que la définition de portée universelle en est proposée – pour permettre les comparaisons entre pays, régions et époques différentes. C’est aussi ce qui autorise le raisonnement qui suit, les schémas qui l’illustrent, et les chiffres qui en résultent.


1— Indice de Gini : « L’indice (ou coefficient) de Gini est un indicateur synthétique d’inégalités de salaires (de revenus, de niveaux de vie…) ». (INSEE). « Mathématiquement, le coefficient de Gini est équivalent à l’écart moyen relatif (l’écart moyen divisé par la moyenne pour le mettre à l’échelle) : il s’agit donc bien d’une mesure de dispersion de valeurs numériques ; dans le cas de revenus d’une mesure d’inégalité économique. » Wikipédia
Décile : « Si on ordonne une distribution de salaires, de revenus, de chiffre d’affaires…, les déciles sont les valeurs qui partagent cette distribution en dix parties égales. » (INSEE). Le décile facilite la segmentation de toutes valeurs, leur étude quantitative, leur mesure et la comparaison de leurs écarts, sous réserve toutefois de l’homogénéité de ces valeurs.

(À suivre)


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Note

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La dernière édition (mars 2017) a remplacé la précédente, qui comportait de nombreuses erreurs résultant de la mise en ligne d’un fichier brouillon. Les acquéreurs de l’édition erronée peuvent en obtenir gratuitement l’échange sur simple demande formulée par mail à hermes.cy@gmail.com.


samedi 1 avril 2017

Surpopulation humaine - La cause de tous nos maux - Suite 4



Surpopulation humaine - La cause de tous nos maux


Suite 4


Plus ou moins inspirées par une telle angoisse, diverses figures – au demeurant réductibles à des ébauches de pyramides pour nombre d’entre elles – sont employées pour représenter la société humaine. Répondant davantage à des finesses de segmentation qu’à une synthèse, les rhomboïdes tels que la « toupie”, le “sablier” ou la “bouteille de Coca-Cola” ; le losange, le “diamant”, la “pagode”, la “tour Eiffel” et autres strobiloïdes, le cylindre, la combinaison de cercles ou encore la nébuleuse n’y changent rien et la pyramide demeure dans son universalité, compréhensible instantanément et par tous.

La pyramide sociale exprime clairement une hiérarchie allant de son sommet vers sa base, comme il en a toujours été, du père avec ses enfants, du maître avec ses élèves, de l’élu avec les citoyens, du prêtre avec ses ouailles, du patron avec ses collaborateurs, du chef avec ses subordonnés, etc. Celui qui détient les attributs du pouvoir que sont l’argent et le savoir – ou est censé les détenir, l’illusion et l’imposture existant là comme ailleurs –, l’exerce sur ceux qui ignorent et exécutent dans l’attente d’en être à leur tour les détenteurs. Et chacun tire sa propre autorité de celle sous laquelle il est placé, d’abord par les hasards de sa naissance et ensuite par ses propres efforts et des circonstances qui lui seront plus ou moins favorables. Quoi qu’en disent ceux qui contestent cet ordre des choses, prédisent son abolition et y œuvrent, il en est de même des structures les moins formelles et apparemment les moins hiérarchisées. Il n’est pour s’en convaincre que de penser à la du plus emblématique d’entre elles qu’est de nos jours Internet. Aussi étendue, diversifiée et diffuse soit-elle, ses membres s'inscrivent eux aussi dans une hiérarchie ; sont soumis à des directives venant “d’en haut” ; se comportent selon des orientations définies et coordonnées à un sommet ou siègent ceux qui ont conçu et gèrent le Web, ainsi que des leaders d’opinion et des maîtres à penser d’un nouveau genre, devant tout à un droit d'expression (presque) illimité pour (presque) tous, donnant l'impression d'une égalité qui ne change rien à l'échelle des savoirs et des capacités d'expression de chacun. C’est donc encore et probablement pour longtemps le primat de richesse – apparemment autant intellectuelle que matérielle dans le cas d'Internet –, de hiérarchie et d’autorité, ainsi que les relations de dépendance et d’interdépendance qui en découlent, qui structurent la société des hommes avec ses inégalités, qui s’ajoutent à une altérité naturelle, et se combinent avec à tous égards avec celle-ci.

Le degré d’autorité comme de dépendance qu’exprime la position de chacun dans la pyramide sociale, est d’abord celui dont il hérità sa naissance. Celui qui loge à sa base procrée à sa base et il en est de même pour celui qui loge à son sommet ou en un point quelconque de la pyramide sociale. Cette situation peut évoluer ensuite, au hasard des circonstances et selon les facultés de chacun (talent, force, intelligence, imagination, initiative, esprit d’entreprise, etc.) et s’exprimer pour le meilleur et pour le pire, mais toujours à partir de son "hérédité sociale".

Pourtant, le terme même de “Pyramide sociale” est tellement ignoré des sociologues qu’il ne figure pas davantage que sa définition dans le Dictionnaire de la sociologie (Larousse, 1989), à la rédaction duquel ont pourtant contribué 62 chercheurs, professeurs d’université et autres experts en sciences humaines. Et au moment où sont écrites ces lignes (20l6), il en est de même sur une vingtaine de sites internet dédiés aux questions de sociologie, y compris le lexique publié en ligne sur celui de l'Institut des Sciences Économiques et Sociales. Pourtant, “corps social” n’est jamais aussi bien employé que lorsque la pyramide le représente. Des déformations circonstancielles peuvent l’affecter, mais elle conserve sa forme générale caractérisée, selon le nombre (et la richesse collective) de ceux qui l’habitent, par un volume plus ou moins développé, à la cime plus ou moins élevée, d’où s’étagent, jusqu’à sa base, des strates à la fois de plus en plus peuplées et de moins en moins riches, tant d’argent que de savoirs.

Nota – Avec le souci d’une simplification communément admise, conduisant à représenter la sphère par un cercle, la pyramide est réduite ci-après à l’image en deux dimensions d’un triangle. Par ailleurs, le raisonnement se voulant global se satisfera d’une figure lissée, c’est-à-dire exempte du crénelage (cf. côté g. et dr. de la fig. 4) inhérent à la multitude de strates en lesquelles peuvent être répartis les niveaux de richesse (et de pauvreté) des membres de la société. Si de savantes études peuvent nécessiter une segmentation toujours plus fine, elle est hors de propos ici.


Depuis que son niveau de vie, évalué d’après son pouvoir d’achat, son revenu, son patrimoine ou tout autre signe différenciateur de richesse matérielle est censé résumer la condition sociale de l’homme moderne, c’est la richesse – ou la pauvreté – de leurs habitants, qui distingue avec plus ou moins de précision les strates de la pyramide sociale. C’est d’abord le sommet, où siègent les nantis, dominés eux-mêmes par le plus fortuné d’entre eux ; puis s’empilent les individus de moins en moins riches, jusqu’à une base peuplée des plus pauvres.

Le parti pris avec lequel la pyramide est utilisée pour représenter la société (Fig. 3), en y positionnant et dimensionnant les populations de pauvres et de riches selon ce qu’inspire à chacun son idéologie, manque souvent d’un minimum d’objectivité, sans pour autant rien changer à la réalité. Inversement, une segmentation de la population dictée par le souci du détail que peut exiger une étude sérieuse (fig. 4) éloigne l’observateur d’une synthèse essentielle. Outre le fait que les fluctuations de l’histoire elles-mêmes ne peuvent rien changer à la structure pyramidale de la société, nous nous en tiendrons donc à un positionnement relatif des riches et des pauvres.






Une autre représentation répond à la loi de Pareto (Fig. 5), mais la population – comme d’ailleurs la masse de la richesse de la société – s’en trouve limitativement scindée en deux parties. Or la pyramide sociale n’a pas cessé de se développer sous la poussée démographique pour atteindre un volume tel, qu’il rend une telle partition trop élémentaire pour en tirer d’autres conclusions que sommaires. De plus, l’accumulation des richesses de la société résultant de l’activité de tous ses membres ainsi que du progrès que ces activités ont fait naître et permis de promouvoir, ne peut plus se satisfaire d’une partition manichéenne entre riches et pauvres. Une catégorie sociale intermédiaire regroupant les “classes moyennes” est donc apparue, ne modifiant pas le regard porté sur la pyramide sociale, mais permettant d’affiner le rapport existant entre catégories sociales ainsi que les mécanismes démographiques auxquels ce rapport est soumis, quelle que soit l’échelle à laquelle il s’établisse : nations, régions, continents ou planète entière. La croissance de la population ayant pour corollaire celle de sa richesse, impose cette vision dont ne peut que procéder toute autre : celle d’une pyramide sociale dont les strates, quel qu’en soit le nombre, se positionnent objectivement et en permanence par rapport aux différents niveaux d’une échelle de richesse commune.


C’est dans ces conditions qu’il est proposé de s’interroger sur la manière dont l’homme a combattu une adversité naturelle et les maux qui en découlent – dont la pauvreté. Plutôt que de procéder par une archaïque lutte des classes ignorant délibérément les aspects fondamentaux de la condition humaine, au-delà de ce qui oppose les pauvres aux riches, et ayant partout et de tous temps fait la preuve de ses insuffisances, n’y aurait-il pas lieu de concevoir la société comme une combinaison de facultés et de pouvoirs interdépendants, voués à la solidarité, envers et contre tout et d’agir en conséquence, plutôt que de s’entêter dans un antagonisme sans issue n’ayant pour résultat que d’aggraver frustrations et tensions ?

C’est la conception d’une société évoluée comme est censée l’être celle des êtres supérieurs que prétendent être les hommes, qui inspire, en s’appuyant sur l’observation de faits et de chiffres 


irréfutables, les bases d’un raisonnement méthodique se référant à des propriétés empruntées à la pyramide, en raison d’un constat d’une simplicité n’ayant d’égal que son évidence : À ses dimensions près, qui croissent et décroîtraient avec sa population, la structure générale de la pyramide sociale est immuable (Fig.6).

Alors que riches et pauvres se sont différenciés pendant des siècles dans une société dont les membres se comptaient par centaines de millions et étaient organisés en conséquence, de manière relativement simple, ils se comptent par milliards dans la société actuelle et y sont organisés de manière infiniment plus complexe. Et si la partition entre riches et pauvres n’en demeure pas moins, elle requiert, pour être aussi objectivement que possible analysée et affrontée, une segmentation n’ayant plus rien de binaire.

Comme déjà souligné, la pyramide sociale a toujours été habitée, quels que soient les époques et les lieu considérés (pays, régions, continents, Terre entière), par deux populations se différenciant par leur richesse (ou leur pauvreté). Les riches en occupent le sommet – mobile et s’élevant depuis les origines de la société, proportionnellement à l’accroissement de son volume, lui-même représentatif de la population totale qui l’habite. Le plus fortuné à son apex, domine les autres jusqu’aux moins riches d’entre eux, qui voisinent avec les moins pauvres des pauvres. Les pauvres occupent quant à eux la partie inférieure de la pyramide sociale, depuis une base qui contrairement à son sommet est inamovible. C’est là que se situe la multitude des plus démunis. Au-dessous de ce qui est en même temps l’extrême limite inférieure de la pyramide sociale et le niveau zéro de la richesse, nul être humain ne peut descendre.

Une précision toutefois sur ce dernier point : La richesse matérielle étant assortie de la notion de “crédit”, celui qui doit plus qu’il ne possède pourrait être considéré comme se situant au-dessous du niveau zéro de cette richesse, ce qui contredirait le principe selon lequel nul ne le peut, sans être frappé d’exclusion sociale. Or il n’en est rien, car d’une part ce qui est dû par tout débiteur est à porter au compte de son créancier, et d’autre part le débiteur, à défaut d’être riche de sa dette, le reste des garanties qu’il offre en échange. Ceci contrairement à ce qu’il en est pour un pauvre – a fortiori profond – dont les garanties sont inexistantes par définition. À noter au passage la mesure dans laquelle ce raisonnement s’applique à la dette publique, garantie par la richesse globale de la société, ce qui permet à ceux qui la contractent au nom de cette dernière, de la faire croître quasi impunément.

Richesse s’entendant ici au sens le plus large du terme, ce sera l’objet du prochain chapitre que d’en rechercher une définition et une graduation auxquelles puisse se rapporter une population aussi diversifiée qu’elle puisse l’être par les avoirs de ses membres. De simples schémas, échappant à une sophistication qui ne fait que masquer la vérité, comme l’embrouillamini des buissons cache l’arbre qui cache la montagne… ou la pyramide, démontreront ensuite la façon et la mesure dans lesquelles les propriétés de cette dernière constituent autant de mécanismes axiomatiques en rapport avec la condition sociale de l’homme.

(à suivre)

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Note

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