samedi 8 décembre 2018

Fins de mois et fin du monde

Encore subjuguée par la pensée marxiste, l’élite de tous bords est incapable de voir autrement que par la lutte des classes. Comment dès lors pourrait-il en être autrement d’un peuple nourrit des arguments que lui dispensent ses maîtres. Soumis à une pensée unique qui n’a rien de nihiliste, ceux-ci ne font pour la plupart que répéter des leçons apprises sur les mêmes bancs, dans le respect des tabous dont le premier est celui dont est frappé toute question de population et a fortiori de surpopulation ?

C’est ainsi que sont ignorés le rapport pourtant fondamental existant entre démographie, économie et écologie ainsi que les grands équilibres géopolitiques et environnementaux. Dans le contexte d’une mondialisation à laquelle aucun pays ne peut dorénavant échapper, ceci revient à vouloir changer la condition humaine sans se préoccuper de ses fondamentaux rappelés ci-après :

1°- Parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur. Il l’est depuis sa conception jusqu’après sa mort – comme en attestent les marchés du prénatal et du funéraire qui n’ont rien d’anodin – et se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est de la sorte, avant toute autre opinion ou considération, un agent économique au service de la société, mais aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils s’inventent toujours plus nombreux – et plus ils produisent et s’enrichissent collectivement, pendant que s’épuisent les ressources non renouvelables de la planète et qu’augmentent une pollution et des atteintes à l’environnement qui ne font qu’ajouter aux catastrophes inopinées ou cycliques dont la nature n’est jamais avare.

2°- Dans une augmentation constante de la population et de sa richesse collective – quelles que soient les conditions du partage de celle-ci –, la pyramide sociale humaine, hypertrophiée, a atteint la démesure ; son sommet s’éloignant toujours plus de sa base et les écarts de richesse entre ceux qui la peuplent se creusant inéluctablement d’autant.

Comment continuer de nier ces évidences ? Jusqu’où iront une hypocrisie et une ignorance portant l’homme, et le Français peut-être plus que tout autre, en digne héritier des “lumières”, à se préoccuper davantage d’inégalités sociales et à s’intéresser plus à ses fins de mois, qu’à la fin de sa civilisation, sinon à la fin du monde.

vendredi 9 novembre 2018

11 novembre - Tout ça pour en arriver là !


S’il s’agit d’honorer le sacrifice des combattants et les innombrables victimes d’une guerre sans précédent par son ampleur sinon par ses horreurs, la commémoration du 11 novembre 1918 est aussi une manière de glorifier une cohésion par laquelle la France s’éleva alors au premier rang des nations qui y prirent part, outre le fait qu’elle fut principalement livrée sur son sol. Mais nous ne sommes plus en 14-18, ni même en 40-45, conflit ayant déjà révélé ce qu’était devenue cette cohésion. De quoi remettre en question une célébration censée satisfaire un patriotisme qui réclamerait un tel acte de foi. D’ailleurs, qui sont et seront ceux qui commémoreront dorénavant l’armistice du 11 novembre 1918 ?

Ne pas s’en soucier serait se limiter à une nostalgie conduisant les plus patriotes des Français à s’intéresser davantage au passé de leur pays qu’à son avenir ; à négliger que la France, comme d’autres nations, marche à grands pas vers une dilution de son identité, aussi glorieuse soit-elle, du fait d’une situation démographique mondiale sans précédent, dont apparemment rares sont ceux qui en perçoivent les effets ou s’en soucient. Pourtant, alors que les questions de population et a fortiori de surpopulation demeurent tabou en dépit des alertes inlassablement lancées par quelques originaux – bien que 15 000 scientifiques se soient enfin décidés à faire part de leur inquiétude démographique, en relation avec le réchauffement climatique –, la seule chance de bien des pays de ne pas être ravalés au rang des plus faibles du monde, réside dans leur peuplement tel qu’il sera demain.


Avec une immigration qui pourrait être un ironique clin d’œil de l’histoire – Les migrants d’aujourd’hui ne sont-ils pas dans une forte proportion les descendants des combattants enrôlés il y a cent ans dans les pays d’où ils viennent ?–, la France comptait au 1er janvier 2018, 67,2 millions d’habitants, dont 12 millions d’immigrés et descendants directs d’immigrés de toutes nationalités, soit 1,13% d’une population mondiale se chiffrant à 7,6 milliards d’individus, et 0,73% sans immigrants. En 2100, alors que la population de la planète atteindra au moins 11 milliards d’êtres humains, la France sera peuplée de 76 millions d’humains – dont une proportion d’immigrés qui ne pourra qu’augmenter d’ici là –, soit 0,68% de la population mondiale et 0,57% hors population immigrée supposée inchangée. Et ce ne sera pas la fécondité de 50 millions de Français “de souche”, prolifèreraient-ils à outrance, qui modifiera la répartition d’une croissance démographique mondiale de l’ordre de près de 100 millions d’êtres humains par an (250 à 280 0000 terriens supplémentaires déferlent quotidiennement sur la planète et l’Afrique verra plus que doubler sa population en 1 siècle, celle-ci étant appelée à passer de 1 à plus de 2 milliards).

De tous temps, la vigilance et la clairvoyance de quelques-uns ont vainement tenté de sensibiliser l’opinion aux dangers d’une démesure en tout, mais jamais comme de nos jours, l’opinion n’y a été aussi sourde. Qui sont en effet les responsables et régimes politiques, ainsi que les démographes, économistes, sociologues … auxquels ils auraient pu se référer, qui se soucient du rapport fondamental régnant entre démographie et économie ? Quels sont ceux qui en reconnaissent l’incidence sur un équilibre social et environnemental rendu chaque jour plus fragile par une démographie galopante, alors qu’il s’agit dorénavant de conserver à ces pays, au premier rang desquels la France, leur rang dans le concert des nations, en cherchant à maîtriser la composition de leur future population, promise à être majoritairement composée de citoyens “hors-sol”.

C’est faute d’avoir aidé à temps les pays où elles s’imposent depuis toujours à prendre des mesures en faveur de leur planning familial et de leur développement économique, que notre pays et quelques autres sont dans la situation alarmante où ils se trouvent aujourd’hui, et le souvenir des pages les plus glorieuses de leur histoire n’y peut lui non plus rien changer. Au point qu’il soit permis de se demander si nos générations – leurs élites en tête –, plutôt que de s’en glorifier, ne devraient pas éprouver de la honte pour avoir à ce point manqué de respect à tous ceux qui se sont sacrifiés pour laisser à leur descendance un avenir meilleur.

mardi 23 octobre 2018

Empreinte écologique et réchauffement climatique


La conférence de 2018 sur le réchauffement climatique se tiendra à Katowice du 3 au 14 décembre. Y sera-t-il mis fin au tabou dont est frappé la démographie humaine, alors que toutes mesures susceptibles d’atténuer les effets de la situation catastrophique à laquelle est confrontée la planète – et avec elle tous ses habitants – en sont indissociables ? Après que quelques experts de tous horizons aient vainement tenté pendant des siècles de sensibiliser l’opinion aux dangers du surpeuplement humain, 15 000 d’entre eux se sont enfin décidés à lancer, au lendemain de la COP23, un appel solennel ; mais quand les scientifiques (GIEC ou pas GIEC) s’émeuvent à ce point de la fonte des glaciers et de la banquise, seront-ils entendus ?

La manière dont le bréviaire de la décroissance qu’est “Notre empreinte écologique” (Mathis. Wackernagel et William. Rees, éditions “écosociété”, Montréal) traite de population et a fortiori de surpopulation est significative de la mesure dans laquelle notre démographie peut être reléguée à l’arrière-plan de l’économique et du social. Lorsque les problèmes qui se posent dans ces domaines ne sont que les conséquences du nombre de consommateurs, leur relation avec ce nombre y est tout juste évoqué.
Il n’est pas question de contester l’utilité de l’empreinte écologique en tant qu’instrument de diagnostic et de sensibilisation aux excès de prédation de l’humanité, pas plus que de mettre en cause le droit que ce concept a acquis de s’ajouter à ceux qui inspirent déjà de nombreux chercheurs, mais chacun doit être conscient que pendant qu’ils en fouillent les détails et le retournent en tous sens, la population ne cesse de croître à un rythme jamais atteint, dans la quasi-indifférence générale. Raison justifiant la paraphrase de William Rees clôturant la préface de ce livre : “Regarder en face, tous ensemble, la réalité du dépassement écologique [démographique] nous forcera à découvrir et mettre en pratique ces qualités uniques qui distinguent le genre humain des autres espèces sensibles pour nous réaliser pleinement comme êtres humains. En ce sens, le changement écologique [démographique] mondial est la dernière grande occasion de prouver que la vie intelligente existe réellement sur la Terre.” »

Parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur. Il l’est depuis sa conception jusqu’après sa mort – les marchés du prénatal et du funéraire n’ayant rien d’anodin – et se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler.
Il est ainsi, avant toute autre opinion ou considération, un agent économique au service de la société, mais aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils s’inventent toujours plus nombreux – et plus ils doivent produire. Qu’il s’agisse de ressources non renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais avare de catastrophes inopinées ou cycliques comme peuvent l’être celles de nature climatique.

Sans aller jusqu’à imputer à l’humanité le changement de climat auquel nous assistons, il est généralement admis qu’elle peut y avoir contribué par des excès chaque jour plus évidents. Quand les experts en tous genres se décident enfin à donner de la voix, il peut donc être utile de rappeler quelques évidences que dicte le sens commun :
— Quelle que soit la place qu’un sort aveugle lui attribue dans la pyramide sociale, l’être humain est généralement animé du désir d’améliorer ou de conforter ses conditions d’existence.
— L’empreinte écologique de l’humanité est celle de l’espèce entière, sans que quiconque puisse prétendre s’en exonérer sous prétexte de celle d’autrui. Pollution et déchets résultent d’une production assumée par les pays les plus industrialisés, donc les plus riches, au profit de tous, y compris les pays les plus pauvres, qui sans cela seraient encore plus démunis qu’ils le sont. Et privée comme publique, l’aide humanitaire fournie à ces derniers est considérable.
— Tout effort de frugalité et économie de pollution sont immédiatement annulés par la croissance démographique. 250 à 280 000 êtres humains supplémentaires déferlent quotidiennement sur terre, et se répartissent selon l’immuable proportion des catégories sociales composant leur société pyramidale.
— Si l’humanité consomme en six mois ce que la planète lui offre pour 1 an, ne faut-il pas en déduire que sa consommation est double de ce qu’elle devrait être ? Et la première conclusion à en tirer n’est-elle pas qu’il suffirait de diviser cette consommation par deux pour l’équilibrer par rapport aux ressources disponibles ? Et si à relativement bref terme cette consommation doit être 3 fois ce que son habitat lui offre, cela ne signifie-t-il pas que la population doit être ramenée au tiers de ce qu’elle promet de devenir, soit entre 3 et 4 milliards d’humains ? Or, plutôt que d’œuvrer prioritairement à une dénatalité seule à même de conduire dignement à de tels résultats, chacun y va de son couplet et défile avec sa pancarte, défendant une multitude de points de vue différents, menant à un saupoudrage de mesures qui, si elles défendent la même cause, font oublier l’essentiel.

vendredi 5 octobre 2018

Emmanuel Macron et la démographie


Le fait qu’un homme d’État se prononce publiquement en faveur de la dénatalité là où elle est le plus urgemment nécessaire est assez exceptionnel pour que les visiteurs de ce blog en soient informés. Relevé sur PMC, https://www.populationmedia.org/, il est reproduit en l’état et en anglais, laissant le soin d’user de leur traducteur à ceux qui ne pratiquent pas cette langue, en les priant de bien vouloir excuser cette liberté.

Emmanuel Macron: 'More choice would mean fewer children in Africa'

French president calls for ‘chosen fertility’ and greater access to education and family planning for African women

Patrick Wintour Diplomatic editor in New York
Wed 26 Sep 2018 18.01 BSTLast modified on Thu 27 Sep 2018 10.54 BST

Emmanuel Macron has said many African women would choose to have smaller families if they had greater access to education and family planning.
The French president, who has come under fire over his views on Africa in the past, added that the future for the continent’s young people must be to stay in a revitalised Africa, and insisted it was “pure bullshit” to suggest he was telling African people from New York what to do with their lives.
“One of the critical issues of African demography is that this is not chosen fertility,” said Macron, speaking at the Gates Foundation’s “goalkeepers” event on the margins of the UN general assembly in New York.
“I always say: ‘Present me the woman who decided, being perfectly educated, to have seven, eight or nine children. Please present me with the young girl who decided to leave school at 10 in order to be married at 12.’”
He added: “This is just because a lot of girls were not properly educated, sometimes because these countries decided the rights of these girls were not exactly the same rights as the young man. That is not acceptable”.
Macron, who pointed out that 63% of non-educated adults today are women, also fleshed out plans to reform multilateral institutions, including the G7. He said ways had to be found to circumvent those that want to block them and persuade electorates they do not work.
His speech was both a strong defence of multilateralism and a call for existing postwar institutions to be radically reformed to meet the changed nature of economic and political power.

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Setting out his three pillars for development – health, education and gender equality – Macron revisited the controversy caused by his previous calls to slow African population growth, including in a speech in Burkina Faso, west Africa.

Emmanuel Macron delivers his speech at the Gates Foundation’s ‘goalkeepers’ event, held at the Lincoln Centre in New York. Photograph: Ludovic Marin/AFP/Getty Images
He admitted that some of his initial speeches in Africa had caused controversy, and said he had made the mistake of focusing on Africa’s future, and not referring to the colonial past. But he said Africa had to develop its own future, leapfrogging US and European technologies, either in energy or communications.
Macron said: “The future of the African young people is not to be built with the misrepresentations and mistakes of the past and, to be very straightforward, the future of the African young is not to leave Africa. The future of African young people is not to hope to become like a Europe or America of of the 80s, but like an Africa of the 21st century.”
He said that would require a big change in mindset, but was nonetheless feasible.
Despite his lack of domestic popularity, Macron is feted at the UN as the global torchbearer of multilateralism. In his speech, he sketched out how he wants to reshape the key multilateral institutions to protect them from populist obstruction. France chairs the G7, the gathering of industrialised nations, in 2019, and he has put the issue of inequality at the heart of its programme.
Macron said he wanted to open out the G7 club topic by topic, so that, for instance, India and China become permanently involved on climate change issues.
Similarly, he said he wanted some African countries and bodies, including Ethiopia, Senegal and the African Union, to be involved intrinsically in the G7’s work on gender equality, health and education.
At this year’s G7 summit, chaired by Canada, Donald Trump unexpectedly withdrew the US from the final communique at the last minute, and Macron is clearly thinking about how to work around American isolationism.
The African youth boom: what's worrying Bill Gates

Macron said: “We have a crisis in multilateralism in terms of delivery. It could be a vicious circle. Those that doubt multilateralism are blocking it and can say: ‘Look. It does not deliver. It is useless.’
“We have to build a group of like-minded and new fora to push our publics.”
He said he wanted future G7 communiques to include statements by vanguard countries that are willing to take more radical steps, rather than agreeing lowest common denominator proposals that enjoy unanimous support while showing little ambition.
Macron has also set out plans to reform the World Trade Organisation, the International Labour Organisation and the powers of the UN general assembly.
His staff insist that multilateralsm will only survive the ideological assault led by Trump if it is seen to reform itself.



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vendredi 28 septembre 2018

Plan pauvreté et pyramide sociale

Avec ses deux objectifs proclamés par le Président Macron : « inciter le retour au travail et faire des enfants une priorité. » le plan pauvreté français manque de réalisme, faute de référence à une situation planétaire qui en conditionne la pertinence. Il en est comme si nos dirigeants n’avaient pas pleine conscience de ce qu’ils prétendent combattre, ce qui les fait se tromper d’époque, de situation et de cible. Les “politiquement pauvres” hexagonaux visés n’ont rien à voir avec cette pauvreté profonde, plaie béante au flanc de l’humanité qui en détermine toutes les autres formes et niveaux. Quel rapport en effet entre les pauvres dont se préoccupe un pouvoir à coup de subventions, et le milliard et demi de miséreux qui habitent les bidonvilles partout dans le monde et vivent avec moins de 2 dollars par jour en se reproduisant 20 fois plus que leurs frères es espèces,  avec qui ils partagent chaque jour un peu plus leurs malheurs ?

Dès lors, de quelle pauvreté, de quel travail, de quels enfants s’agit-il ? Le BIT (Bureau International du Travail) et la BM (Banque Mondiale) parlent de la création de 40 à 50 millions d’emplois par an pour les 10 prochaines années. Dans le même temps, le nombre d’humains – donc de demandeurs de travail rémunéré – augmentera d’un peu moins de 100 millions annuellement et la décroissance économique, donc l’augmentation du chômage, menacent chaque jour un peu plus pour des raisons liées à nos ressources et à nos déchets.

Prisonniers des mêmes tabous que leurs prédécesseurs qu’ils ont mis au repos, nos jeunes gouvernants dont nous aurions pu attendre une nouvelle façon de voir l’avenir, en ont une vision tout aussi étriquée et se montrent incapables de l’intégrer pour ce qu’il est. La richesse collective n’a cessé de croître et de s’accumuler depuis que l’homme existe, du simple fait qu’il soit, avant toute opinion et autres considérations, un agent économique, dès avant sa naissance et bien après sa mort – Les marchés prénatal et post-mortem en témoignent. Et ces agents économiques sont passés en 20 siècles de 250 millions à bientôt 8 puis plus de 11 milliards. Or cette richesse se partageant, plus sont nombreux ceux qui y prétendent moins la part moyenne de chacun est importante, pendant que se multiplient ceux qui n’en ont même pas les miettes.

Trois informations pourront intéresser les lecteurs désireux d’approfondir ce qui précède. Donnant une idée de l’évolution de la grande pauvreté et de ses causes ; deux sont empruntées à Population Media Center.

Il s’agit tout d’abord d’un article intitulé “Nouvelles de la politique démographique en Tanzanie”, extrait du journal “The Citizen : « À Dar es-Salaam, ce n’est pas la première fois que le Dr Magufuli s’exprime publiquement contre la planification familiale. Après le lancement de l’enseignement primaire et secondaire gratuit en 2016, il a déclaré : « Les femmes peuvent maintenant jeter leurs contraceptifs. L’éducation est maintenant gratuite”. Ses remarques ont attiré l’attention d’un grand nombre de lecteurs, à l’instar des médias internationaux. Mais jeudi, le Dr Ulisubisya a cherché à assurer que rien n’a changé.
La Tanzanie a adopté une législation sur la planification familiale en 1976 et celle-ci est restée en vigueur depuis. Le principal objectif de la politique est de prévenir la mortalité maternelle et infantile. Il préconise, entre autres, la naissance entre 18 et 35 ans chez les femmes et un intervalle d’au moins trois ans entre les grossesses.
« Le président a simplement exhorté les parents à supporter le nombre d’enfants qu’ils peuvent nourrir. Ses remarques étaient que les gens ne devraient pas être empêchés de se reproduire », a expliqué le Dr Ulisubisya. Ni le ministère ni les bailleurs de fonds n’avaient jamais imposé de réglementation limitant les familles à un certain nombre d’enfants. Il a déclaré que la politique de planification familiale avait pour seul objectif de protéger la santé et le bien-être de la mère et de l’enfant.
« Si une femme accouche chaque année, son corps devient faible et vulnérable aux problèmes de santé. Cela affecte également la croissance de l’enfant à naître », a-t-il déclaré.

La deuxième information est dans le dernier rapport de la fondation Gates qui s’émeut plus ouvertement qu’à l’habitude de la situation de croissance rapide de la population mondiale : «… Des décennies de progrès remarquables dans la lutte contre la pauvreté et la maladie pourraient être au point mort. En effet, les régions les plus pauvres du monde croissent plus vite que partout ailleurs. Il est plus difficile de mener une vie saine et productive. Si les tendances actuelles se poursuivent, le nombre de pauvres dans le monde cessera de diminuer et pourrait même commencer à augmenter. »

Enfin, la troisième information, accessible par le lien ci=après, émane de la revue “Sciences et techniques” qui fait le point sur l’accès à ce droit en France et dans le monde à l’occasion de la Journée mondiale du droit à l’avortement :