Traductions

mardi 14 avril 2015

Parole de Pape : Nous ne sommes pas des lapins.


Certains croient que – pardonnez-moi l'expression – pour être de bons catholiques, on doit être comme des lapins » a déclaré le Pape François, à l'issue d'une visite rendue aux plus pauvres des pauvres, au cœur des bidonvilles d'extrême orient. ("Le pape, les lapins et les enfants du bon dieu" Par Pierre Amar, le 20/01/2015 in FIGARO VOX SOCIETE).


Probablement plus volontiers que ses opposants dévots, les athées et agnostiques les plus convaincus ne peuvent que saluer cette phrase lancée à la face du monde entier par le plus emblématique de ses guides spirituels. Jamais, depuis sa fondation, l'Église chrétienne n'a délivré un message aussi lourd de sens concernant ce qui confère à l'homme une richesse intrinsèque qui ne saurait se satisfaire du nombre. Le souverain pontife sort ainsi de leur isolement ceux qui ont pris conscience de la relation étroite existant entre démographie et condition humaines. En ce sens, les paroles d'un Pape sonnent le début d'une révolution sociale autant que sociétale dépassant le clivage entre mysticisme et incrédulité. C'est en effet le dogme reposant sur la parole du Christ, lorsqu’il prêchait de croître et se multiplier, qui est mis en cause, après que les hommes en aient abusé pendant des millénaires pour justifier une autre dogme, parfaitement laïc celui-là, selon lequel "Il n'est de richesse que d'homme[s]". La multiplication de ces derniers n'a-t-elle pas eue pour effet essentiel l'accroissement d'une richesse, moins faite des individus eux-mêmes que du produit de leur travail, au-delà des prévisions les plus ambitieuses et dans une exploitation éhontée de l'homme par l'homme, au nom du seul progrès matériel ? Le Christ n’a probablement pas enjoint à l’homme de se multiplier à ce prix, même si à son époque démographie et statistique ne permettaient pas encore d'entrevoir la lutte des classes qui en découlerait, au service de laquelle se mettraient, non plus des religions mais des idéologies purement matérialistes.


Qui peut dorénavant ignorer que les limites de l'humain ont été franchies ? Qui peut douter qu'une population moins nombreuse et par conséquent moins prédatrice, plus frugale, bénéficierait plus sagement et plus longuement – dans un monde fini – d’un progrès au moins égal à celui auquel nous sommes parvenus, plutôt que de subir sa dégradation par le simple effet du nombre ? L’écologie démographique ou le développement raisonnable, en somme.


Quelles que soient nos convictions, politiques autant que religieuses ; quelles que soient les valeurs de progrès, de justice et de partage qui puissent animer chacun d'entre nous ; quand l'empreinte écologique de la population humaine dépasse la bio-capacité de la planète qui l'abrite (https://www.youtube.com/watch?v=vfV6BKDmXFQ&authuser=0), quel autre moyen que de limiter cette population, proposer à notre descendance pour qu'elle ait quelque chance de connaître un monde meilleur que celui dont nous nous plaignons chaque jour davantage, dans une multitude, un désordre, des violences et une cacophonie allant croissant, dont ne peut naître que le pire ?


Précision papale : Nous ne sommes pas des lapins ... génocidaires
Prenant connaissance de la déclaration du Pape François concernant les génocides, au moment de publier le présent article, il semble opportun à son auteur de l'assortir des commentaires suivants, à l'intention des faiseurs d'amalgames :
- Reconnus ou non, les génocides ne sont qu'une barbare réaction de défense (ou de conquête) de leur "espace vital" (tangible ou idéologique) par ceux qui les commettent.
- L'écologie démographique peut quant elle être considérée comme une réaction comparable, en cela qu'elle vise à protéger l'espace vital de l'espèce humaine ; à la différence près toutefois (et elle est  de taille) qu'une réduction des taux de natalité partout où cela est nécessaire, est d'autant moins un crime, qu'elle respecte l'éthique et la dignité humaine ?

lundi 6 avril 2015

Rappels

Cette rubrique publiera chaque semaine
l'un des arguments majeurs, développés ou simplement cités sur ce blog
ainsi qu'en contribution à des débats sur divers sites et forums.

Sera ainsi mis en évidence le fait,  qu'en dépit du caractère fondamental et prioritaire,
 pour l'avenir de la société, des sujets dont ils traitent,
et de dizaines de milliers de lectures,
 ces mêmes arguments ne suscitent ici que de rares réactions.

Restera au créateur du blog
ainsi qu'à tous ceux qui partagent son inquiétude quant à  l'urgence démographique
et à la nécessité d'une écologie dénataliste, 
à comprendre pourquoi un tel mutisme :
Incompréhension ? Pusillanimité ? Résignation ? Apathie ? Réprobation ? ...
et à en tirer les enseignements pour la poursuite de leur sensibilisation.



13 avril 2015
Écologie dénataliste
C'est avec une population moindre, en maîtrisant et dosant ses efforts de productivité, en orientant sa créativité vers la recherche du "mieux" plutôt que du "toujours plus", que la société produirait moins, ou pourrait moins produire, moins consommer et moins gaspiller. C'est la seule chance de tous ceux qui la composent, quelle que soit la place qu'ils y occupent et le rôle qu'ils y jouent, de continuer à bénéficier de l'essentiel des avantages que le progrès leur a procuré au cours des siècles et dont ils ont tous abusé et continuent stupidement d'abuser, au point de mettre la planète et l'espèce humaine en péril.
Par ailleurs, le nombre de pauvres se réduisant proportionnellement à leur place dans une pyramide sociale moins peuplée (et comptant aussi moins de riches), l'équilibre social, détruit avant tout par le surnombre, pourrait se rétablir.
Le poids de la pauvreté étant moindre, la société ne pourrait qu'y gagner en efficacité dans son rôle, humaniste, consistant à compenser une injustice sociale avant tout structurelle et surtout incontournable. Elle doit pour cela doser sa pression sur ses forces vives pour qu'elles puissent œuvrer au bonheur d'un ensemble dont la charge doit cesser de surpasser perpétuellement leurs capacités à y faire face.

6 avril 2015
Gouvernance et surpopulation
Outre ses conséquences sur l'environnement, dont nous avons d'ores et déjà de larges aperçus, la prolifération désordonnée de l'espèce humaine conduira inéluctablement à des réactions sociétales d'une ampleur et d'une violence sans précédents. La simple observation de faits quotidiens, de plus en plus fréquents, dans lesquels interfèrent démographie, économie, écologie, richesse, pauvreté et inégalités sociales, etc. suffit à en convaincre.


2 avril 2015
« L’effort à long terme nécessaire pour maintenir un bien-être collectif qui soit en équilibre avec l’atmosphère et le climat exigera en fin de compte des modes viables de consommation et de production, qui ne peuvent être atteints et maintenus que si la population mondiale ne dépasse pas un chiffre écologiquement viable.»
Rapport 2009 du Fonds des Nations Unies pour la Population


28 mars 2015
« Si nous continuons dans cette voie, si nous ne faisons rien pour enrayer l'accroissement de la population, nous allons en payer le prix, nous allons nous retrouver dans un monde surpeuplé. La démographie a un impact sur le développement économique, sur l'environnement et sur les ressources de la Terre qui sont limitées.»
Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies (1997 - 2006)


mardi 24 mars 2015

De Malthus à l'urgence démographique

De Malthus à l'urgence démographique

N'est-il pas plus avisé de discerner un risque de catastrophe avant qu'elle advienne plutôt que d'attendre dans un optimisme béat autant qu'irresponsable, qu'elle se produise, et a fortiori nier ce risque avec obstination contre toute évidence, jusqu'à ce qu'il se vérifie ? L'observation de la pyramide sociale et de son évolution à travers les siècles donne en tout cas raison à Malthus, bien au-delà de la relation entre population et ressources alimentaires sur laquelle il a d'abord bâti sa doctrine, Et les deux conférences récemment données par "Démographie responsable" et pouvant être visionnées aux adresses suivantes en attestent.

L'état d'urgence démographique y est clairement proclamé, avec chiffres incontestables à l'appui, et situé au premier rang – qui est le sien – des préoccupations écologiques. Y est par ailleurs dénoncé le risque de dérive que contient l'idée trop souvent sommaire de décroissance, laquelle reviendrait à régresser pour aggraver notre état de surpopulation, avec pour résultat une misère généralisée ne pouvant mener la société qu'aux pires extrémités.
Du fait de cette structure incontournablement pyramidale de notre société, du sort qui y positionne chacun de ses occupants à sa naissance (quelles que soient les changements qui puissent y être apportés au cours de son existence), des taux de natalité pratiqués par les différentes catégories sociales, les pauvres ayant fait l'objet de la sollicitude de Malthus sont, non seulement toujours les plus nombreux à la peupler mais assurés de leur perpétuelle et grandissante supériorité numérique,


L'ajustement de la population humaine, que son empreinte écologique situe entre 3 et 5 milliards d'individus, est donc la réponse, non seulement à ses besoins alimentaires mais à tous ceux que génère son niveau de vie, ainsi qu'à un meilleur équilibre social dont ne pourra naître que le mieux être de ceux qui le vivront lorsque nous leur aurons cédé la place.

Malthus avait conscience du mécanisme inscrit dans la pyramide sociale, lorsqu'il écrivait, dans le langage de son époque, à son adversaire l’utopiste William Godwin : « ... la race des ouvriers pourrait, en s’abstenant du mariage, et par conséquent en réduisant son effectif, améliorer immédiatement sa condition… ».(édit. Bonar, 1926, p. vii-viii).

De même pour Paul R. Ehrlich, auteur de " La bombe P", quant avec un décalage de quelques décennies il écrivait : « Le but de cet ouvrage n'est pas tant de proposer des plans pour améliorer la société que de faire sentir la nécessité de se contenter du mode d'amélioration qui nous est prescrit pas la nature, et de ne pas mettre obstacle aux progrès qui devraient être faits dans cette voie. »
« vouloir assister les pauvres de manière à leur permettre de se marier aussi précocement qu'ils le voudront et d'élever une nombreuse famille, aboutit à une impossibilité mathématique. La prise de conscience de cette vérité serait très importante puisqu'elle éviterait aux riches [et à tous ceux qu'anime une compassion dévoyée] de détruire les bons effets de leurs propres efforts et de gâcher leurs bontés en les dirigeant vers des buts parfaitement inaccessibles ; elle leur permettrait de concentrer leur attention sur des objectifs plus convenables et de faire ainsi davantage de bien.»
« Il est probable que la structure de l'édifice social ne sera pas modifiée dans le grand avenir; nous avons tout lieu de croire qu'il y aura toujours une classe de propriétaires et une classe d'ouvriers. »

Bien des intellectuels, chercheurs et autres membres de l'élite se sont gaussés et se gaussent encore de tels propos, préférant s'en remettre à un optimisme aveugle, encouragé par la promesse d'une transition démographique qui ne résoudrait rien, compte tenu d'un état de surpopulation d'ores et déjà atteint.

Certes Malthus a offensé le progrès en écrivant « Nous sommes donc en état d'affirmer, en partant de l'état actuel de la terre habitable, que les moyens de subsistance, dans les circonstances les plus favorables à la production, ne peuvent jamais augmenter à un rythme plus rapide que celui qui résulte d'une progression arithmétique. ». Les faits l'ont démenti depuis. Diverses sciences et techniques (biochimie, diététique, culture hors sol par exemple) ont fait la preuve qu'elles pouvaient aider l'agriculture pour satisfaire les besoins alimentaires d'un effectif passée de 1 à 7 milliards d'êtres humains. Et si une part importante de la population du globe souffre encore de la faim ou de malnutrition., la raison a davantage pour causes un mauvais partage des ressources ainsi que des problèmes d'ordre logistique, qu'une insuffisance de production,. Mais à quoi sont dues ces difficultés sinon au surnombre ? Ä quoi attribuer ces désordres, comme tant d'autres, sinon aux insolubles problèmes de gouvernance que pose la prolifération des humains ?

Malthus précise d'ailleurs : « L'étude de ces causes étant beaucoup trop complexe pour qu'un seul homme puisse s'y livrer avec succès, cet Essai a pour objet d'étudier uniquement les effets d'une seule d'entre elles ... la tendance constante de tous les êtres vivants à accroître leur espèce au-delà des ressources de nourriture dont ils peuvent disposer ».

Le grand mystère de la pyramide ... sociale








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Que nos ancêtres aient perçu le caractère représentatif de la pyramide, comme applicable à toute organisation hiérarchisées, telle que l'est notamment la société des hommes, pourrait expliquer qu'ils aient fait de ce volume un symbole, érigé sur tout les continents depuis la plus haute antiquité, d'où le mystère qui l'entoure. Quoi qu'il en soit, les homme dans leur grande majorité ont négligé ce que révèle un tel paradigme, quant à leur propre condition et à ce qu'elle a d'aussi évident qu'incontournable.

Leur imagination primant sur l'observation ; dans une soumission au progrès et au "veau d'or", confondant bonheur et confort ; rejetant le pragmatisme au profit de croyances et d'utopies flattant leur vanité, il s'en sont remis à l'adage selon lequel "Il n'est de richesse que d'homme". Et il ont proliféré, avec les désordres en tous genres, et notamment les déséquilibres sociaux, qui en résultent.

Quel que soit l'indéniable profit matériel qu'il ont tiré de cette option, les hommes sont aujourd'hui conduit à s'interroger : Au-delà des aptitudes que chacun met au service du progrès, en quoi l'être humain est-il cette richesse ?.À quelle éthique est soumise son exploitation ? À quelles fins l'homme l'a-t-il employée et en a-t-il accumulé les effets ? À quel prix pour la planète ? ...

Dans une société dont tous les pouvoirs reposent sur le nombre d'individus qu'ils contrôlent, autant de questions qu'au moins l'élite doit se poser. Ce blog veut y engager et contribuer à y apporter des réponses, en suggérant autant que possible les solutions aux problèmes qu'elles mettent en évidence, pour autant qu'il en soit encore temps.

jeudi 12 mars 2015

Démographie, écologie et équilibre social

Dans le droit fil des inquiétudes que suscite le rapport étroit que je ne cesse de dénoncer depuis des années, entre démographie et équilibre social, la conférence "Environnement et pression démographique" donnée par l'association "Démographie Responsable" au salon écologiste "Primevère" de Lyon, le 22 février dernier,.doit être saluée et surtout portée à la connaissance du plus grand nombre.


L'état d'urgence démographique y est enfin clairement proclamé – avec chiffres incontestables à l'appui – et situé au premier rang des préoccupations écologiques. Y est par ailleurs évoqué le risque de dérive que contient l'idée trop souvent sommaire de décroissance, consistant à régresser pour vivre plus nombreux, ce qui conduirait la société à une indigence généralisée.


C'est dans cet esprit que je propose à tous ceux que préoccupe sérieusement le sort de leur descendance, les liens ci-après.


À ne manquer sous aucun prétexte