Traductions

lundi 27 juillet 2015

Brèves et rappels

Cette rubrique publiera chaque semaine
l'un des arguments majeurs, développés ou simplement cités sur ce blog
ainsi qu'en contribution à des débats sur divers sites et forums.

Sera ainsi mis en évidence le fait,  qu'en dépit du caractère fondamental et prioritaire,
 pour l'avenir de la société, des sujets dont ils traitent,
et de dizaines de milliers de lectures,
 ces mêmes arguments ne suscitent ici que de rares réactions.

Restera au créateur du blog
ainsi qu'à tous ceux qui partagent son inquiétude quant à  l'urgence démographique
et à la nécessité d'une écologie dénataliste, 
à comprendre pourquoi un tel mutisme :
Incompréhension ? Pusillanimité ? Résignation ? Apathie ? Réprobation ? ...
et à en tirer les enseignements.


27 juillet 2015
Équilibre social
Du simple fait du caractère relatif de la pauvreté, l'éradication de celle-ci relève de l'utopie et la promesse de cette éradication du mensonge le plus démagogique.
Les pauvres n'existent que par les riches et réciproquement. Mis à part les pauvres profonds qui occupent la base de la pyramide sociale, chacun est le riche de plus pauvre que soi, et vice versa ; cette relativité de la pauvreté – comme de la richesse – ne s'appliquant d'ailleurs pas au seul domaine matériel. En tout, l'ambition, le talent, l'esprit d'entreprise et le goût du risque de quelques-uns, sont les moteurs du progrès et de la richesse de tous ; le partage de cette richesse étant une toute autre affaire.

Quant à la réduction des inégalités – en tout – elle est possible, dans des limites d'un équilibre quantitatif entre plus de riches et moins de pauvres ou moins de riches et plus de pauvres. C'est à partir du moment où cet équilibre est rompu que la pauvreté s'étend, en même temps que la richesse atteint une inhumanité aggravée par le nombre.

20 juillet 2015
Migration, démographie et économie
Il est évident que le problème démographique se pose de manière différente selon les niveaux de population et de développement des pays et parfois même de leurs régions. Alors que les plus développés tendent vers une dépopulation qui nuit à la poursuite de leur développement, des pays et régions sous-développés connaissent une surpopulation qui les condamne à la misère.
La solution peut alors sembler être de combler le déficit démographique des uns par l'excédent des autres. Mais le problème est alors que la prolifération des plus pauvres les conduit à exporter davantage leur misère qu'elle ne procure à ceux qui en sont preneurs les moyens de leur développement, en raison notamment d'un défaut d'ajustement qualitatif entre ces moyens et ces besoins.
L'accueil de migrants est un acte humanitaire plutôt qu'économique et s'il a été "de richesse que d'homme", l'inflation joue implacablement son rôle là comme ailleurs.
L'homme qui se montre tellement soucieux de protéger les espèces en régulant leurs populations, ferait bien d'appliquer cette précaution à celle à laquelle il appartient.

13 juillet 2015
Multiplication des remparts : contre quoi ?
À ne manquer sous aucun prétexte, un article particulièrement édifiant.quant aux réactions que suscitent ici et là les flux migratoires.
http://www.leparisien.fr/international/interactif-terrorisme-migrants-ces-murs-qui-se-dressent-dans-le-monde-10-07-2015-4934313.phpSi le lien ne fonctionne pas, copiez le dans la barre d'adresse de votre navigateur. Vous pouvez aussi tenter de retrouver l'article sur le site du journal « Le Parisien », qui l'a publié dans son édition en ligne du samedi 11 juillet.
Mais non voyons, le terrorisme, les dramatiques déplacements de population auxquels nous assistons impuissants, de même que les atteintes à l’environnement, n’ont rien à voir avec une démographie prétendument sauvage, comme le pensent et le clament certains esprits chagrins. Dormez bonnes gens, ces rumeurs lointaines ne sont qu'agitation passagère.

06 juillet 2015
À propos de la Grèce : La faute à Périclès
La Grèce a décidément une longue histoire. Le jour où Périclès a inventé les fonctionnaires – en rémunérant les citoyens auxquels était déléguée l'administration de la cité – et la démagogie – en faisant payer l'entrée des pauvres au théâtre par la collectivité –, il a condamné à la mort par asphyxie, : la République, la Démocratie, et accessoirement l'Europe.
le nombre aidant ; car il n'est pire ennemi de la démocratie que la surpopulation. Voir à ce sujet :
http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.fr/2014/07/demographie-et-democratie.html

29 juin 2015
Hérédité et condition sociale
Le fait démographique, dans sa relation avec l'état de la société, ne peut se satisfaire d'un classement manichéen entre vilains riches et gentils pauvres: La pauvreté, comme la richesse, se définissent l'une par l'autre et sont des composantes de la société, structurelles et mécaniques, aussi relatives qu'incontournables. Et les inégalités qui en résultent viennent s'ajouter à celles pouvant être qualifiées de naturelles et qui sont les premières à distinguer chaque individu.

En occident comme ailleurs, dans les pays développés comme dans les autres, la société des hommes est, a toujours été et sera jusqu’à sa fin, faite d’inégalités. L’exception y domine la masse ; le pouvoir y domine le peuple, la force la faiblesse, l’intelligence la sottise, le savoir l’ignorance , la richesse la pauvreté, etc. ; dans tous leurs aspects. Et plus la richesse collective augmente – qu’elle soit d’ordre matériel ou immatériel –, plus s’accroît l’écart entre le sommet d'une pyramide sociale qui n’a pas d’autres limites que l'ambition humaine et les capacités de la planète et, à l’opposé, une base où règne la pauvreté absolue.
Il existe des chiffres et un mécanisme vieux comme le monde, dont nous devons tous avoir clairement conscience avant de tenter quoi que ce soit d’utile pour secourir durablement les plus nécessiteux d’entre nous.

Faute de cela, ceux qui, dans de grands élans de générosité inspirés aussi bien du marxisme que du christianisme et autres idéologies et religions, veulent imposer la dictature du prolétariat ou pour le moins leur vision compassionnelle de la pauvreté, en sont en réalité les plus efficaces promoteurs, au détriment premier de ceux qui en souffrent. Croyant ou prétendant lutter pour ces derniers, ils s'obstinent dans une lutte des classes dont les avatars ont prouvé l'archaïsme, et contribuent ainsi moins à partager les richesses du monde qu'à rejeter sommairement sur les seuls riches, la responsabilité du destin des pauvres. Ils négligent ce faisant, la part prépondérante qui en incombe à chacun de ceux-ci. Les pauvres enfantent des pauvres comme les riches des riches. Quel que soit ensuite le sort de chacun au cours de son existence, il est d'abord dû à sa naissance, et vouloir l'ignorer ne fait que retourner la colère des plus déshérités contre eux-mêmes, les enfonçant toujours plus dans leur condition. Avant tout héréditaire, c'est sur ce terrain qu'il faut combattre la pauvreté, notamment par l'éducation et la dénatalité.

22 juin 2015
Etes-vous Pauvres ?
Sous le titre "Êtes-vous pauvre ? Mesures de la pauvreté et impact sur le taux de pauvreté", Contrepoints.fr a récemment publié une intéressante synthèse signée Thomas RENAULT, des principales manières dont est considérée la pauvreté dans le monde.
À rapprocher de l'analyse qu'en fait "Laudato si" (cf. http://fr.scribd.com/doc/269022648/Laudato-Si-Francese ), dans laquelle je pensais, bien que résolument agnostique, trouver quelque recette pour soulager les pauvres. Mais la foi ne fait qu'y remplacer la science, en traitant à sa manière de la pauvreté et de ses causes, pour finir par encourager sommairement ceux qui en sont frappés à se révolter contre les nantis, frappés quant à eux d'anathème.

Dans un cas comme dans l'autre, trois questions aux auteurs :
1° En quoi leurs observations et leurs conclusions changent-elles quoi que ce soit à l'évolution de la pauvreté telle que schématiquement présentée ici-même. Voir, ou revoir ici-même :
2° Quid du cas particulier de ceux qui occupent le niveau le plus bas de la pyramide sociale, là où règne le niveau zéro de la richesse ? Car ce niveau existe bel et bien et est significativement peuplé – ce que reconnaît l’Église.

3° Quels que soient les formes et les effets de notre compassion, et la part de responsabilité pouvant incomber aux intéressés concernant leur propre maintien dans une pauvreté que contribuent à banaliser des considérations d'ordre statistique, comment en sortir plutôt que de se sentir condamnés à tout attendre d'autrui (Dieu y compris) ?

15 juin 2015
Démographie et chômage au quotidien
Dans un article récemment publié par "Contrepoint.fr", Bernard Zimmern écrit : « L’Europe est actuellement l’objet d’une aggravation brutale de l’immigration … ». Mais pourquoi limiter le phénomène à l’Europe ??? Les flux migratoires, dus à la misère, aux violences et aux désordres de toutes sortes, n'enflent-ils pas dans toutes les régions du monde ? En provenance d'Amérique du sud et d'Amérique centrale vers l'Amérique du nord, d'extrême-Orient vers tous les pays du monde, D'Afrique et d'Europe de l'est principalement vers l'Europe de l'ouest, ils sont inhérents à la mondialisation de la pyramide sociale. Ils contribuent à sa structuration, autant par le relèvement du sort des migrants eux-mêmes, tel qu’il en résulte globalement, que par leur contribution à l’accroissement de richesse de leurs pays d’accueil.

« Pourquoi l’immigration, ou plus généralement l’appauvrissement de la partie basse de la population, contribue-t-elle à accroître la mesure des inégalités ? » demande par ailleurs l'auteur.

N’est-ce pas tout simplement parce que cette base, qui constitue un ultime niveau zéro, s’oppose à un sommet, n’ayant quant à lui pour limites que l’ambition des hommes et les ressources de leur habitat ? Ce sommet croît inexorablement, précisément du fait de l’augmentation incessante du nombre d’êtres humains peuplant la planète (200 à 250 000 chaque jour). Il faut savoir à ce propos que selon la Banque Mondiale « Les pays en développement doivent relever le défi de l’emploi à deux niveaux : 1° - Créer quelque 40 millions d’emplois par an pour faire augmenter les taux d’emploi et absorber les jeunes de plus en plus nombreux qui entrent sur le marché du travail, surtout en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. 2° - Améliorer la productivité des emplois dans toutes les activités.». Or 40 millions d'emplois créés par an en représentent 110 000 par jour. À quoi mène dès lors la création de 110 000 emplois (sans parler des effets d'une amélioration de la productivité) quand plus de 200 000 demandeurs se pressent dans le même temps pour les occuper ?


08 juin 2015
Quoi de neuf au G7 ?
Toujours aussi peu question de démographie au G7. Parler de la Grèce, du climat, de l'Ukraine, du chômage, ... oui, mais de population pas question et de surpopulation encore moins. Et pourtant :
Si tous nos maux perdurent et s'amplifient partout dans la monde, en dépit de rares exceptions et pauses ici ou là ; si le chômage et la pauvreté augmentent, si les inégalités sociales se creusent, si les revendications et les violences se multiplient, si l'environnement se dégrade chaque jour davantage, les raisons en sont l'augmentation considérable de la population mondiale et celle de la richesse globale qu'une partie de cette même population génère par son activité, avec l'aide du progrès, le partage de cette richesse, entre nations comme entre individus, étant une toute autre affaire où s'affrontent moins des faits et des chiffres que des sentiments.
Chaque jour, 200 à 250 000 êtres humains supplémentaires déferlent sur la planète. Par l'effet de la structure pyramidale de la société et du sort qui les fait naître ce qu'ils sont – des pauvres ne pouvant enfanter que des pauvres, quel que soit l'avenir de chacun. Assujettis aux taux de natalité les plus élevés, ces pauvres, qui représentent la grande majorité des nouveaux arrivants, vont s'ajouter à ceux qui surpeuplent déjà la base de la pyramide sociale. Et les y rejoignent les victimes de tous horizons et de toutes conditions d'une bataille pour l'emploi aux dimensions désormais planétaires, pendant que le sommet de cette même pyramide sociale ne cesse de s'élever.

Et c'est ainsi que le nombre et le surnombre entraînent la société vers le pire.

1er juin 2015
Pauvreté, robots, démographie et environnement
Les robots sont l’avenir des classes défavorisées de la société, dont ils occuperont bientôt la place au bas de la pyramide sociale. Ses occupants naturels perdront-ils pour autant leurs raisons de s’insurger contre leur sort ? Probablement puisqu'ils perdront du même coup ce qui en est la cause : leur prolifération.
Il ne restera plus qu'à obtenir plus de frugalité de la part de l'ensemble de la population humaine, pour parvenir à son alignement sur les ressources de la planète.
Mais les robots seront-ils moins prédateurs de ces ressources que les hommes ?

Dès lors qu'ils seront capables de s'auto reproduire, reste à espérer qu'ils sauront éviter leur propre prolifération, ce en quoi ils se montreraient plus sensés que leurs concepteurs.

25 mai 2015
Du passé faisons table rase
Qu'il s'agisse de la destruction des Bouddhas d'Afghanistan, de celle des antiquités du musée de Mossoul ou des prestigieuses richesses de Palmyre, ces actes de barbarie ont ceci de commun avec la condamnation des langues mortes que sont le grec et le latin, qu'ils sont commis, dans l'intolérance et la confusion, au nom du renversement de la pyramide sociale. Seules changent la forme : là l'intégrisme et ses pires violence, ici un sectarisme qui peut y conduire.

C'est en tout cas oublier qu'une révolution chasse un pouvoir pour en instaurer un autre et que fatalement se rétablie cette immuable structure pyramidale dans laquelle le nombre est dominé par une élite dont la fonction naturelle est – pour meilleur et pour le pire – d'entraîner l'humanité vers le progrès.

Mais c'est omettre aussi qu'il existe une spiritualité mère des arts et des lettres, qui est un aliment dont se nourrissent les hommes de toutes conditions, comme ils se nourrissent de pain, à la différence près que lorsqu'ils en manquent, ils peuvent s'en inventer les ersatz plus ou moins sommaires et outranciers que sont les idéologies.  

18 mai 2015
Inéluctables pauvreté ... et richesse
La pauvreté – comme la richesse – est une composante de la société, structurelle et mécanique, aussi relative qu'incontournable ; et les inégalités de toutes sortes en résultent. En prendre conscience serait le premier pas à faire pour atténuer les effets de ces inégalités, voire les maîtriser, à défaut de pouvoir les éradiquer. La preuve a en été largement administrée pendant les millénaires de progrès matériel durant lesquels les raisonnements, les doctrines ainsi que les méthodes et les moyens appliqués pour les combattre n'ont fait que les augmenter et les exacerber.
En occident comme ailleurs, dans les pays développés comme dans les autres, la société des hommes est, a toujours été et sera jusqu’à sa fin, faite d’inégalités. L’exception y domine la masse ; le pouvoir y domine le peuple, la force la faiblesse, l’intelligence la sottise, le savoir l’ignorance , la richesse la pauvreté etc. ; dans tous leurs aspects. Et plus les richesses augmentent – qu’elles soient d’ordre matériel ou immatériel –, plus s’accroît l’écart entre le sommet d'une pyramide sociale qui n’a pas d’autres limites que l'ambition humaine et les capacités de la planète et, à l’opposé, une base inamovible peuplée de la pauvreté absolue, dernier état de la condition humaine.
Il existe des chiffres et un mécanisme vieux comme le monde, dont la prise en compte est indispensable pour secourir durablement les plus nécessiteux d’entre nous, qu'il s'agisse de continents, de nations, de régions, comme d'individus.
À l’aube de notre ère, la Terre était peuplée d’environ 250 millions d’êtres humains. Elle en compte plus de 7 milliards aujourd’hui, dont 1,5 milliard vivent dans un état de pauvreté profonde.
Le sommet de la pyramide sociale s'élève sans cesse, partout dans le monde, du fait de l'activité des hommes et de l'accroissement de la richesse collective qui en résulte. Dans le même temps, sa base s’atrophie inéluctablement, chaque jour davantage, en raison de la croissance démographique.

L’homme et le progrès dont il est porteur ont ainsi créé, en 20 siècles, 5 fois plus de miséreux qu’il n’y avait d’individus de toutes conditions sur terre au début de leur entreprise. Et la population augmente, quotidiennement, de 220 à 250 000 âmes, qui viennent dans leur grande majorité surpeupler la base d’une pyramide sociale dans laquelle le "descenseur social" prend le pas sur l’ascenseur du même nom démontrant, s'il en était besoin, que la pauvreté est plus facile à partager que la richesse.  

12 mai 2015
Des inégalités de richesse
À volume constant (ou population égale), un tassement de la pyramide sociale, en réduisant l'écart entre son sommet et sa base entraîne un élargissement de cette dernière, ce qui signifie une augmentation de la pauvreté, alors que l'accroissement de cet écart, tel qu'il résulte d'une étirement de la pyramide vers le haut (enrichissement général), a l'effet inverse.
De même, quand la pyramide sociale se développe en volume du fait de l'augmentation de sa population, le supplément d'activité de celle-ci accroît la richesse globale de la société, avec pour conséquence d'éloigner son sommet de sa base, ce qui exprime l'accroissement de l'écart entre richesse et pauvreté.
Ces deux observations révèlent qu'à une augmentation de l'écart entre richesse et pauvreté correspond un recul de cette dernière et inversement, sans modifier les inégalités autrement que dans leur répartition. En d'autre termes, l'augmentation de richesse collective réduit la pauvreté et sa diminution l'augmente. La Palice n'aurait pas dit mieux mais aurait pu ajouter que le partage des richesses est une tout autre affaire.
À défaut d'une utopique suppression des inégalités, nous devons donc être conscients que notre seule possibilité de les réduire réside dans le meilleur compromis possible entre plus de richesse et moins de pauvreté, ou davantage de pauvreté et moins de richesse.

D'ailleurs, qui peut sérieusement imaginer que si demain le grand partage avait lieu, mettant tous les individus à égalité de conditions, la pyramide sociale ne serait pas peuplée, après demain, de ceux qui auraient su faire fructifier leur avoir et ceux qui n'en aurait pas eu la capacité, ou l'envie ? Ambition, talent, courage, esprit d'entreprise, goût du risque, sens de l'épargne, aptitudes diverses des uns et des autres, sont tellement différents que les inégalités ne peuvent être compensées dans une mesure satisfaisante par nos lois, aussi compatissantes soient-elles à l'égard des plus défavorisés d'entre nous.

04 mai 2015
Écologie démographique ou dénataliste
Aucune des politiques menées par les Etats, notamment économiques et sociales, avec leurs aspects écologiques, migratoires, de l'emploi, de santé publique, de sécurité, etc. ne peut avoir de sens si ne sont pas pris en compte les fondamentaux de la démographie mondiale et les problèmes (dont la pauvreté, la violence et les atteintes à l'environnement) qu'elle génère inexorablement.
L'empreinte écologique de l'humanité résulte du pillage des ressources limitées de son habitat qu'est la terre. C'est ce qui est extorqué à celle-ci pour le développement de l'espèce la plus prédatrice de toutes.
L'écologie en tient-elle compte, quand ses partisans, absorbés chacun par l'un de ses aspects dont il a fait son hochet, négligent que chaque jour 220 à 250 000 êtres humains supplémentaires déferlent sur la terre ? Quand elle est mise au service d'intérêts politiques, plutôt que défendue par eux. ? Non ! Elle n'est plus l'écologie mais une idéologie comme une autre, luttant pour la conquête du pouvoir, à des fins noyées dans un flot de revendications démagogiques.
Elle devient écopolitique, véhiculée par les partis qui la servent à travers le prisme de leurs ambitions et surtout s'en servent, en ignorant les conséquences pourtant prévisibles d'une croissance démographique incontrôlée.

Imaginer l'homme renonçant au développement et au progrès dont il est porteur est une utopie d'autant plus dangereuse qu'elle porte à différer le seul combat qui vaille dans l'urgence : limiter la taille et les proportions de la pyramide sociale, pour l'adapter à ce qui reste des ressources de la planète.

27 avril 2015
Pauvreté utile
A défaut de pouvoir éradiquer la pauvreté du seul fait de sa relativité, et encore moins les inégalités, et de les traiter à la source par la régulation démographique, peut-être leur subvention est-il le moyen d'en reporter les effets ? Il appartiendra ainsi aux générations à venir de régler le problème, selon le principe cher à l'homme, consistant à reporter ses responsabilités sur ses successeurs.
Mais cela revient à encourager les pauvres à se multiplier et à aggraver leur propre condition par leur poids, croissant sans cesse à la base d'une société dont ils accroissent indéfiniment la charge.

N'est-ce pas aussi reconnaître la place, voire l'utilité, d'une pauvreté qu'il suffit à la société de subventionner pour qu'elle y occupe aussi nombreuse et sagement que possible sa place ?

20 avril 2015
L'humanité est paralysée par sa démographie.
Si tous ses maux perdurent et s'amplifient partout dans la monde, si le chômage et la pauvreté augmentent, si les inégalités sociales se creusent, si les revendications et les violences se multiplient, si le climat et l'environnement se dégradent chaque jour davantage, si les pires famines que nous ayons jamais connues s'annoncent, la raison première en est l'augmentation considérable de la population mondiale.
À l’aube de notre ère, la Terre était peuplée d’environ 250 millions d’êtres humains. Elle en comptait 7 milliards 20 siècles plus tard, dont 1 milliard et demi de pauvres profonds. L’homme avait ainsi créé 5 fois plus de miséreux qu’il y avait d’êtres humains de toutes conditions sur terre au début de son entreprise civilisatrice.
Or chaque jour 200 à 250 000 êtres humains supplémentaires déferlent sur la planète pour aggraver son pillage et ses conséquences, et leur nombre dépassera bientôt les 10 milliards.
Il devient donc plus qu'urgent que les experts en tous genres, que les responsables politiques, religieux et scientifiques de tous niveaux, que toutes les bonnes volontés, dépassent leurs visions parcellaires de l'écologie que sont le climat, l'énergie, les pollutions en tous genres, les ressources alimentaires, etc. par lesquelles ils ne font que masquer un peu plus l'essentiel qu'est le fait démographique, pour encourager la réduction de notre nombre ; le reste suivra.
C'est la seule planche de salut de notre civilisation et peut-être même de l'espèce. Et elle est réelle, quelques générations pouvant suffire à revenir – par une simple dénatalité respectueuse de la dignité humaine – à une population tolérable par la planète et l'espèce elle-même, laquelle devient chaque jour moins gouvernable. Certes, d'autres problèmes surgiront, tels que notre vieillissement et la décroissance, mais ils seront passagers et eux aussi maîtrisables.

13 avril 2015
Écologie dénataliste
C'est avec une population moindre, en maîtrisant et dosant ses efforts de productivité, en orientant sa créativité vers la recherche du "mieux" plutôt que du "toujours plus", que la société produirait moins, ou pourrait moins produire, moins consommer et moins gaspiller. C'est la seule chance de tous ceux qui la composent, quelle que soit la place qu'ils y occupent et le rôle qu'ils y jouent, de continuer à bénéficier de l'essentiel des avantages que le progrès leur a procuré au cours des siècles et dont ils ont tous abusé et continuent stupidement d'abuser, au point de mettre la planète et l'espèce humaine en péril.
Par ailleurs, le nombre de pauvres se réduisant proportionnellement à leur place dans une pyramide sociale moins peuplée (et comptant aussi moins de riches), l'équilibre social, détruit avant tout par le surnombre, pourrait se rétablir.
Le poids de la pauvreté étant moindre, la société ne pourrait qu'y gagner en efficacité dans son rôle, humaniste, consistant à compenser une injustice sociale avant tout structurelle et surtout incontournable. Elle doit pour cela doser sa pression sur ses forces vives pour qu'elles puissent œuvrer au bonheur d'un ensemble dont la charge doit cesser de surpasser perpétuellement leurs capacités à y faire face.

6 avril 2015
Gouvernance et surpopulation
Outre ses conséquences sur l'environnement, dont nous avons d'ores et déjà de larges aperçus, la prolifération désordonnée de l'espèce humaine conduira inéluctablement à des réactions sociétales d'une ampleur et d'une violence sans précédents. La simple observation de faits quotidiens, de plus en plus fréquents, dans lesquels interfèrent démographie, économie, écologie, richesse, pauvreté et inégalités sociales, etc. suffit à en convaincre.


2 avril 2015
« L’effort à long terme nécessaire pour maintenir un bien-être collectif qui soit en équilibre avec l’atmosphère et le climat exigera en fin de compte des modes viables de consommation et de production, qui ne peuvent être atteints et maintenus que si la population mondiale ne dépasse pas un chiffre écologiquement viable.»
Rapport 2009 du Fonds des Nations Unies pour la Population


28 mars 2015
« Si nous continuons dans cette voie, si nous ne faisons rien pour enrayer l'accroissement de la population, nous allons en payer le prix, nous allons nous retrouver dans un monde surpeuplé. La démographie a un impact sur le développement économique, sur l'environnement et sur les ressources de la Terre qui sont limitées.»
Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies (1997 - 2006)

samedi 25 juillet 2015

Contre la décroissance, la dénatalité

Non à la décroissance et à la paupérisation de la société ; oui à l'écologie par dénatalité

Contraire au génie comme au destin de l'humanité, fondé sur le progrès, la décroissance ne peut pas être le remède des maux dont souffre notre société et la planète.

Déjà exploitées comme les hydrocarbures et le charbon, ou en cours d'évaluation comme les hydrates de méthane, les réserves d'énergie fossile de la Terre pourront longtemps encore être mises au service du progrès ; sans compter les améliorations à venir dans le domaine des énergies renouvelables, ou ce que la nécessité conduira le génie humain à inventer. L'humanité n'est donc pas encore condamnée à la décroissance, présentée comme la seule réponse à un épuisement de ces ressources, jugé proche alors même qu'elles ne sont que très approximativement connues.

Par contre, le nombre d'êtres humains, passé de 250 millions à 7 milliards en 2 000 ans croît inexorablement (200 à 250 000 individus s'y ajoutent chaque jour) et sera, au minimum, d'une dizaine de milliards à la fin du siècle. L'humanité promet donc, non seulement de consommer jusqu'à épuisement ces ressources nécessairement limitées, mais de polluer la planète jusqu'à la rendre inhabitable par la plupart des espèces, dont en premier elle-même.

Ce n'est donc pas la décroissance – forme de frugalité égalitariste –, en attendant l'indigence pour tous, qui permettra à l'humanité de satisfaire sa suprême ambition d'immortalité. Et ceci d'autant moins qu'à contre courant d'un progrès dont il est prévisible que l'espèce humaine refusera de se priver – Ce progrès n'est-il pas ce qui distingue l'homme des autres espèces et en fait l'égal de Dieu ? La perspective d'un destin de fourmis, au sein d'une pyramide sociale aplatie à l'extrême, est fondamentalement contraire à sa nature.

La pérennisation de la vie sur terre, dans des conditions n'empirant pas et pour une durée en tout état de cause limitée, est une écologie dénataliste, fondée sur une réduction de la population mondiale jusqu'à une stabilisation à un niveau raisonnable se situant à 2 ou 3 milliards d'êtres humains. Il est en effet établi que 7 milliards d'individus consomment le double de ce que la planète leur offre et que ce faisant ils vivent, ou survivent, à crédit, ce qui ne saurait durer. Voir à ce sujet :   https://www.youtube.com/watch?v=vfV6BKDmXFQ

Dès lors, de nombreuses questions se posent, parmi lesquelles :
- Y a-t-il, oui ou non, une relation entre démographie et écologie au sens large, entendue comme promotion et protection des meilleures conditions de vie possibles sur terre, pour tous ?
- Dans cette hypothèse, quel mal y a-t-il à aider les plus prolifiques d'entre nous – qui se trouvent être les plus pauvres – à pratiquer les taux de natalité des riches. ?
- La pauvreté étant reconnue comme la cause de naissances trop nombreuses dans certaines contrées du monde, qu'attendent les pays riches pour y soutenir, à défaut d'une industrialisation à laquelle ils se montrent peu enclins et qui aggraverait le cas de la planète, des politiques familiales primant la non-naissance, plutôt que d'assister à une prolifération suicidaire, pour tous et partout ?
- Qui peut affirmer que l'épanouissement et le bonheur familial soit moindre avec 2 ou 3 enfants qu'avec 8 ou 10.
- Pour prévenir l'accusation d'égoïsme que ne manquent pas de provoquer ces questions : où est l'égoïsme d'une écologie dénataliste, quand les catégories sociales favorisées y perdront une part de leur suprématie et de leurs avantages ?
- N'est-ce pas plutôt dans la crainte des difficultés à surmonter (vieillissement momentané de la population avec ses conséquences, notamment en matière de retraites et de niveau de vie) que réside l'égoïsme ?

Sans prétendre à l'exhaustivité, d'autres questions peuvent se poser, comme du point de vue éthique par exemple : La non-naissance est-elle une atteinte à la vie, et plus encore à son principe dans ce qu'il peut avoir de sacré ? Il suffit, pour répondre que ce n'est pas le cas, de penser aux innombrables spermatozoïdes, graines, glands et autres semences déjà porteurs de ce principe et pourtant exclus de leur fonction par la sélection naturelle. Est-il acceptable de naître dans la pauvreté pour non seulement vivre ensuite dans le malheur, mais condamner, dans la grande majorité des cas, ses propres enfants à connaître le même sort ? Concernant l'homme, l'abstinence, le retrait ou l'usage du préservatif, attestent en tout cas que d'innombrables êtres humains ont échappé à leur destin – favorable comme défavorable –, sans que cela pose trop de questions à la conscience de l'humanité.
Juridiquement : L'homme, et plus encore la femme, peuvent-ils être privés du droit de procréer dans la mesure de leurs désirs ? La question ne peut être posée ainsi, pour trois raisons principales :
1° Ils ne choisissent généralement pas, mais sont poussés par la misère et des mœurs héritées.
2° La dénatalité ne doit pas être imposée mais résulter d'une éducation elle-même fruit de la volonté d'amélioration le sort du plus grand nombre.
3° Le taux de natalité de 2,1 à 2,2, à généraliser pour assurer le renouvellement des générations une fois la population mondiale stabilisée à son niveau optimum, est une moyenne n'excluant par la famille nombreuse.

Qu'au demeurant ceux à qui la misère d'autrui permet d'exprimer leur compassion se rassurent, la pyramide sociale conservera, même avec la population la plus réduite, son incontournable structure faite de l'empilement des catégories sociales allant des plus pauvres, les plus nombreux, aux plus riches. Faut-il le répéter, notre seule possibilité en la matière est de choisir entre être plus ou moins nombreux à être pauvres. Certes, eux aussi moins nombreux, les riches continueront d'exister ; richesse et pauvreté existant l'une par l'autre, mais ceux dont la mort des riches est l'utopie, doivent se faire une raison ; il s'agit là d'une toute autre affaire. Il s'agit d'inégalités sociales, ce qui n'est pas du domaine de l'écologie dénataliste.

mardi 30 juin 2015

"Laudato si", une OPA de Rome sur l'écologie

"Laudato si", une OPA de Rome sur l'écologie



En empruntant la déclaration suivante au Compendium de la Doctrine Sociale de l’Église :
« ... il faut reconnaître que la croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire », le Pape François a surpris autant que déçus ceux qu'il avait séduits avec la formule :« Nous ne sommes pas obligés de nous comporter comme des lapins » au lendemain de sa rencontre avec la misère indonésienne. Il en résulte que l'écologie est une fois de plus instrumentalisée et considérée dans ses effets plutôt qu'en ses causes, en niant la première d'entre elles qu'est la prolifération des premiers prédateurs de la planète. Politique et religion ayant ceci en commun qu'elles sont guidées par des doctrines et des dogmes incapables par définition de remise en cause, la curie triomphe, mais privés de sa prise position phare, les propos du Pape sont ramenés à ces déclarations dont nous abreuvent, sans effets déterminants toutes les instances qui se penchent sur le sort de la planète.

Le Pape François choisi de se dresser contre les atteintes à l'environnement, principalement en raison de ce qui en résulte pour les plus pauvres ; et pourtant. La pyramide sociale et les injustices qui résultent de sa structure ne relèvent-elles pas, fondamentalement et avant tout, d'une architecture et de rapports entre les hommes qui, pour les croyants, ne peuvent être que d'essence divine ? N'est-ce pas d'ailleurs en cela que Jésus encouragea les pauvres à accepter leur sort durant leur vie ici-bas, en échange d'une place au paradis de son Père ? «Les derniers seront les premiers».a-t-il promis en son nom.

Le Pape François serait-il révolutionnaire au point de ne plus s'en satisfaire ? De même qu'il conteste que chaque être humain soit différent de ses "semblables", contrairement à l'évidence et aux enseignements de la génétique, nierait-il cette loi de la nature qui fait que l'exception se distingue de la multitude ? Condamnerait-il cet individualisme abusivement confondu par le socialisme avec l'égoïsme, alors qu'il est bien au contraire la première richesse et le premier moteur d'un progrès qui profite à tous, dans tous les domaines ? Appelle-t-il de ses vœux cet égalitarisme menant à la fourmilière plutôt qu'à une société offrant à chacun la possibilité d'y exprimer ses capacités dans la diversité ?

S'inspirant manifestement d'une idéologie de gauche, autant sinon davantage préoccupée de politique que d'écologie, le Pape nous dit, entre autre :

« ... la détérioration de l’environnement et celle de la société affectent d’une manière spéciale les plus faibles de la planète ... » (ce qui n'empêche pas tous les pouvoirs, religieux compris, d'encourager leur multiplication).
Dénoncer le sort des pauvres et son aggravation c'est bien, mais prendre conscience de la part de cette aggravation résultant de l'augmentation incessante de leur nombre ne le serait-il pas tout autant ? Chaque jour, parmi les 200 à 250 000 êtres humains qui viennent s'ajouter à la population de la planète et exiger de celle-ci la satisfaction de leurs besoins, la grande majorité va occuper la base de la pyramide sociale. C'est dans ces conditions ; par un mécanisme inéluctablement lié à la prolifération humaine ; en dépit d'un enrichissement considérable de la société accompagné d'avancées sociales indéniables, notamment au cours des deux derniers siècles, que le nombre de pauvres profonds est de nos jours 8 à 10 fois ce qu'était la population totale de la planète à l'époque du Christ. Certes le progrès a profité au plus grand nombre, mais rien ne peut empêcher qu'ici-bas, quelles que soient la compassion et la solidarité pouvant y régner, chacun d'entre nous soit le riche ou le pauvre d'un autre, ni que la base de la société soit constituée de nécessiteux toujours plus nombreux que les nantis.

« ... le problème de l’eau est en partie une question éducative et culturelle, ... »
Le problème de l'eau est certainement celui qui met le plus dramatiquement en évidence le caractère fini des ressources irremplaçables de la planète. N'est-il pas évident qu'il en résulte la nécessité de réduire le nombre de leurs consommateurs, si nous voulons qu'elles durent autant que possible ?. La première des mesures à prendre n'est-elle pas d'y adapter le nombre de ces consommateurs ? Le temps n'est-il pas venu d'admettre des instruments comme le. planning familial parmi les moyens nécessaires à cette régulation ?

« ... il est prévisible que le contrôle de l’eau par de grandes entreprises mondiales deviendra l’une des principales sources de conflits de ce siècle. » Nul besoin des grandes entreprises mondiales pour cela, comme en atteste d'ores et déjà la situation de plusieurs pays. La lutte des classes au nom de l'eau potable y changera-t-elle quoi que ce soit ?

« Accuser l’augmentation de la population et non le consumérisme extrême et sélectif de certains est une façon de ne pas affron­ter les problèmes. »
Ignorer l'un comme l'autre de ces facteurs n'est-il pas tout autant condamnable ? Nier que ces problèmes résultent autant d'une augmentation incontrôlée de la population que de tout autre phénomène, est en tout cas du même ordre que nier le réchauffement climatique quand il suffit d'observer la fonte des pôles et des glaciers pour le constater.

Etc.

En résumé, rien de nouveau. Tel un inventaire, l'encyclique reprend des arguments connus de tous, tellement ils ont été ressassés par les politiques et des écologistes qui leur sont inféodés, sans que rien ne change dans une mesure significative. Il en est comme si l’Église tentait à son tour de s'approprier l'écologie en accusant les riches de tous les maux, comme si tous les hommes ne portaient pas leur part de responsabilité et n'habitaient pas la même "maison" ; les uns logés dans les communs, à la cave, au grenier, voire dans la cour ou le jardin ; les uns bénéficiant des appartements les plus luxueux et les plus ensoleillés, les autres vivant à l'ombre et souffrant des intempéries.

Vaut toutefois d'être souligné ce qui met en cause directement l’Église. La dénonciation du mensonge, du vol, de la corruption, du crime, etc. en tant que responsables ou pour le moins complices du pillage de notre "maison commune" n'équivaut-elle pas à un constat d'impuissance de la part de l'institution prétendant les combattre ?

Quoi qu'il en soit, que règnent l'indifférence ou la compassion à l'égard des plus démunis, le choix qui s'offre à l'homme dans la situation qui est la sienne et celle de "sa maison", est d'être moins nombreux à continuer de profiter de ses ressources, ou plus nombreux à les épuiser plus rapidement. Ceci pendant un temps au demeurant limité, tout ayant une fin. Sur Terre comme en tous les endroits connus de l'univers, à la naissance de toute chose succède sa croissance jusqu'à sa maturité, précédant sa dégénérescence puis sa mort. Aboutissement d'ailleurs tellement admis par les croyants qu'ils l'assortissent du jugement dernier.

Il n'est de richesse que d'homme, disaient les économistes bien avant les révolutions industrielles ; quand le cerveau et les muscles de ce même homme étaient encore les instruments majeurs de production et de développement de la société. Depuis, par l'effet du progrès, ce même homme est peut-être toujours une richesse mais l'aune à laquelle est mesurée cette dernière a changé. De nouvelles technologies et la robotique sont en voie de remplacer les moyens mécaniques qui l'ont d'abord aidé à produire toujours plus. La richesse qu'il représente a changé de sens. De producteurs en nombre raisonnable, les hommes sont devenus des surconsommateurs pléthoriques, alors que dans le même temps le milieu dans lequel s'est produite cette mutation s'est appauvri et dégradé.

Il en résulte que la seule chance de garantir à l'avenir le meilleur équilibre possible de la société et de réduire les malheurs de la planète – comme de toutes les espèces qui la peuplent –, en tenant compte des limites de celle-ci, est la réduction du nombre des hommes, par dénatalité. Croyant ou non croyant, qui peut nier en effet qu'il soit préférable de naître moins nombreux plutôt que de vivre dans l'indignité et la régression, pour périr par le surnombre, que ce soit l'homme qui s'en charge en employant ses moyens habituels, ou la nature.

samedi 30 mai 2015

L'ascenseur social collectif, une imposture idéologique

Le combat pour la vie est purement individuel. C'est sa collectivisation – l'union fait la force – qui le transforme en lutte des classes, sans se soucier de ce qui, incontournablement, structure la société en classes, ou catégories sociales. C'est ainsi que les idéologies alternativement au pouvoir, prétendent parvenir par la loi – mesure collective entre toutes – à des surclassements sociaux collectifs qui n'ont jamais rien changé aux inégalités de condition des hommes.

Les "conquêtes sociales" ne modifient pas les conditions du même nom, qu'illustre imperturbablement, à travers les millénaires, la pyramide*. Aucune doctrine ne peut faire mieux que de conduire à l'illusion de changements collectifs au demeurant éphémères. Par contre, chaque parcours individuel est porteur des résultats – succès comme échecs – des luttes ou plus simplement des efforts de chacun. Deux concepts s'affrontent ainsi : l'un considérant que le bonheur de chacun DOIT résulter de l'organisation de la société, l'autre que le bonheur de tous ne PEUT être que la somme des bonheurs individuels, abusivement dénoncés comme égoïstes par des idéologies qui se fondent sur le nombre.

L'ascenseur social commun est à compter au nombre des phantasmes dont nous bercent ces idéologies, dès lors qu'elles le conçoivent comme l'instrument d'une accession collective à davantage de richesse. L'amélioration de son sort par chaque individu pris isolément, contribue évidemment à l'amélioration de la condition de tous, mais quelle doctrine en convient ouvertement et reconnaît que cette amélioration collective résulte de motivations et d'efforts individuels ? Il y aurait pourtant de quoi rassurer ceux qu'inquiète le sacrifice de l'individu –pauvre aussi bien que riche – sur l'autel d'un égalitarisme qui le détruit en le rendant chaque jour un peu moins responsable de son propre destin ? C'est pourtant sur l'activité de ces seuls "individualistes égoïstes", qui sont loin de tous se reconnaître pour ce qu'ils sont, que repose le progrès de tous

Il faut donc dénoncer le caractère illusoire d'un ascenseur social collectif. Les seules énergies qui le meuvent sont avant tout individuelles, au bénéfice de tous, y compris de ceux qui, plutôt que de contribuer à son fonctionnement, attendent de l'assistanat une amélioration de leur sort. Il faut répéter que l'ascenseur social ne peut raisonnablement et durablement fonctionner qu'avec toutes les énergies personnelles. Si pour des raisons humanitaires il doit prendre en charge ceux que le sort frappe d'incapacité réelle, il ne doit ni ne peut admettre que soient considérés comme tels ceux qui attendent tout de la collectivité. La condition humaine a été améliorée dans des proportions considérables au cours des deux derniers siècles, grâce à l'industrialisation des tâches, et attribuer le progrès social à la lutte des classes est une erreur, devenant duperie lorsque des maîtres à penser, pseudo intellectuels qui en tirent avantage, s'entêtent à ne pas l'admettre.

Convaincu du caractère immuable de la pyramide sociale et de notre hérédité du même nom, Bourdieu a contesté le fonctionnement de l'ascenseur social, au-delà des cas particuliers dont il était et demeure personnellement la démonstration. A-t-il pour autant "craché dans la soupe", comme l'en accusent ceux dont il a ce faisant ébranlé l'idéologie ? N'a-t-il pas plus simplement fait preuve de clairvoyance et d'honnêteté ?**

Seul le progrès mérite d'être désigné comme moteur de l'élévation de notre niveau de vie. Or il résulte de l'activité du plus grand nombre et c'est un mensonge, au détriment des idéaux de solidarité les moins exigeants, que de vouloir faire croire à l'individu qu'il puisse s'élever socialement au-delà de la mesure dans laquelle il y contribue activement. Toutefois, là aussi des limites existent, qui sont celles de la planète sur laquelle nous vivons, avec les autres espèces qui la peuplent ; mais c'est une autre histoire.


* Ceux qui contestent la pyramide en tant qu'outil de représentation de la société, pourront voir dans le concept d'ascenseur social – collectif comme individuel – la meilleure preuve de leur erreur.


** « Le constat est sans appel : les conditions de la naissance continuent à déterminer le destin des individus.» Le destin au berceau, de Camille Peugny - Seuil. Mars 2013.

samedi 2 mai 2015

Emblématique Katmandou

« Les pouvoirs publics népalais, dépassés par l'ampleur de la catastrophe, décrètent trois jours de deuil national et appellent la communauté internationale à l'aide » ; « Face à l'insuffisance des secours, la population manifeste sa colère » ; « Il va falloir un accompagnement de long terme pour aider les Népalais » déclare Matthieu Ricard, représentant du Dalaï Lama ; « Si un autre événement vient détourner l’attention du public ..., cela peut affecter la collecte », souligne Emanuela Croce, responsable marketing de CARE France ».


Sans nier les bienfaits de la compassion et du dévouement de ceux qui au demeurant prospèrent sur les décombres, autant de réactions, relevées dans les média, qui font du séisme ayant frappé le Népal, l'une des situations les plus emblématiques de l'inconscience de l'homme et du peu de cas qu'il fait des alertes que lui lancent des organismes pourtant créés par lui-même pour se protéger.

Là comme en bien d'autres endroits de la planète où existent des risques sismiques comparables, les avertissements et les mises en garde sont systématiquement dispensés, mais rien n'y fait. La vie continue, et un développement économique fondé ici sur le tourisme, ailleurs sur d'autres ressources, génèrent un accroissement des populations locales et la présence d'étrangers toujours plus nombreux ; Les infrastructures – le plus souvent inadaptées – croissent comme si de rien n'était.

Le 12 avril 2015, Geohazards International, une organisation spécialisée dans les risques liés aux séismes, a actualisé l’une de ses études et pointé la vulnérabilité et l’impréparation du Népal. «Avec une croissance de la population de 6,5% par an et une densité urbaine parmi les plus élevées du monde, les 1,5 million d’habitants de la vallée de Katmandou font face à un risque important et croissant de tremblement de terre. Il est clair que le prochain séisme d’ampleur causera plus de morts, de dégâts et de problèmes économiques que les précédents», note le rapport. Geohazards International déplore aussi que le gouvernement n’ait pas contrôlé le développement rapide de la ville et édicté des règles de construction prenant en compte les risques sismiques. (Libération.fr-26/04/2015 - Luc Mathieu). Mais pourquoi en serait-il autrement pour Katmandou que pour San Francisco, qui nous promet bien plus grandiose ?

« L'ascension de l'Everest pourra reprendre d'ici la semaine prochaine en dépit du séisme qui a également déclenché une avalanche ayant tué 18 personnes sur le plus haut sommet du monde». «Les échelles vont être réparées d'ici deux à trois jours et les ascensions se poursuivre, personne n'a de raison de renoncer à son expédition», a dit le chef du département du tourisme, Tulsi Gautam.

Le séisme en cause s’étant produit en un lieu réputé pour la sagesse de ses habitants, le paradoxe vaut d’être souligné. Combien de catastrophes pourraient être limitées dans leurs effets, sans cette inconséquence, qui ne règne pas qu'au Népal ?

Et il en est de même là où n'intervient que la déraison des hommes, sans que les fureurs de la nature aient à s'en mêler. En attestent les débordements migratoires en Méditerranée, dont l'horreur en fait oublier d'autres, comme ces boats people asiatiques, qui n'ont probablement pas pour autant interrompu leur misérable service mais dont l'opinion se désintéresse, ne pouvant être partout en même temps. Qui peut, là encore, prétendre que les avertissements manquent quant à cette menace qu'est la surpopulation mondiale et son cortège de désordres, pires que ceux provoqués par les pires des catastrophes naturelles ? Il faut le répéter : si une population qui a progressée de 250 millions à bientôt dix milliards d'êtres humains en 2 millénaires n'est pas le seul mal dont souffre l'humanité, tous les autres en dépendent, quoi qu'en pensent ceux qui cultivent jalousement leurs inquiétudes, réduites à ce que leur inspirent leur curiosité, leur formation, leur logique, leur sensibilité, ... qu'il s'agisse de péril énergétique, de ressources alimentaires, de réchauffement climatique, de protection de telle ou telle espèce, de pollution, etc. Plutôt que de chercher à comprendre et surtout admettre la cause première de tous ces maux – ce qui permettrait d'attaquer leurs racines –, la grande majorité des hommes n'est sensible qu'aux questions influençant son quotidien et qui constituent autant d'arbres lui cachant la forêt. Avec la complicité de tous les pouvoirs , « incapable de synthèse et insensible à sa propre condition » (Jean Fourastié), l'homme ignore les avertissements que lui adressent le sens commun et quelques.esprits clairvoyants. Il en est comme s'il était frappé d'aveuglement et de surdité, à moins que ce soit d'une terreur qui le paralyse, en fait un fataliste ou au mieux un secouriste.

Il s'agit là il est vrai, non plus de réagir aux savantes observations et études menées par des experts en tectonique des plaques, mais d'une évidence dont les conséquences, non moins évidentes, sont des difficultés d'ores et déjà vécues et ne pouvant qu'être aggravées par le nombre. Probablement est-ce pour cela que les hommes – élite en tête – persistent avec opiniâtreté dans le déni de réalité, préférant les arguments flattant leur vanité et leur confort, aux mises en garde les plus modérées. Pendant ce temps, alors que la bio-capacité de la planète a été largement dépassée (cf. ,https://www.youtube.com/watch?v=vfV6BKDmXFQ&authuser=0 ), l'accroissement de la population humaine mondiale réduit chaque jour un peu plus l'espoir d'un rééquilibrage.